‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 6 sur 323 · I'orca prxridanea · texte numérisé non relu

I'orca prxridanea

~ '■ ■ lus prima ( sous-entendu parte).

Ovide, dans les Fastes, nous a conservé de poétiques descriptions relatives aux fêtes du calendrier romain.

Imitant en cela les Égyptiens, les Romains dédièrent chaque jour de la semaine à une divinité : le samedi qui était alors le premier de la période hebdomadaire, fut consacré à Saturne; puis les suivants à Apollon, Diane, Mars, Mercure, Jupiter et Vénus.

Solenniser les anniversaires de la vie privée était, pour les Ro- v mains comme pour les Grecs, une habitude ordinaire.

Dès l'époque homérique, les Hellènes consacraient à Apollon les premières boucles de leur chevelure1. A Rome, les jeunes pubères offraient aux Lares le duvet de leur barbe naissante 2 ; et le revêtement de la robe prétexte motivait des actes religieux. Devenu majeur, le Romain, au jour des Libéralia (17 mars), se rendait au Capitole pour offrir des « gâteaux miellés » à Liber Pater (Bacchus), ainsi que le rapportent Cicéron, Pline, Ovide, et d'autres auteurs. Pour la jeune fille, la déposition des insignes de l'enfance était accompagnée de l'abandon de ses jouets à Vénus3.

Mais ces solennités pacifiques n'empêchaient pas la Rome païenne de se passionner fiévreusement pour les luttes meurtrières entre gladiateurs, ou pour les combats sanglants contre les bêtes féroces dans le cirque.

Oui, pour le peuple de Rome le vrai plaisir, nous le démontrerons au chapitre sur l'homicide, était de voir déchirer les chairs humaines par les dents et les griffes acérées des lions de Numidie ou des tigres de l'Inde, qu'on privait de nourriture durant plusieurs jours afin de les affoler de rage, et de les rendre plus terribles qu'au désert. Même ces jeux cruels étaient placés sous le patronage de divinités, que l'on prétendait réjouir et glorifier ainsi.

Pour Y Inde védique, le premier écrit méthodique qui s'occupe des jours exceptionnels est un traité religieux, l'Aitareya Brahmana.

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