CHAPITRE PREMIER
Sentiment universel des peuples et des législations sur l'amour filial et l'amour paternel comparés. — Le sauvage considère comme fils et comme père. — La piété filiale existait-elle aux ;'i£es préhistoriques? ce que révèle l'anthropologie. — Les sépultures de l'âge paléolithique : attitude des morts et modes divers d'inhumation. — Rites funéraire» a L'âge de pierre: incinération et inhumation. —Squelettes peints en rouge: signi- Bcation probable; hahitudes analogues chez les Batékés. — Premiers monuments en l'honneur des morts.— La trépanation des crânes préhistoriques : signification. —Culte <lrs morts en Egypte : les entrailles et le comr. — Détails sur les procédés de momification et sur les rituels funéraires. — De la condition des âmes dans l'Amenthi : paroles de justification et jugement. — Le sentiment filial chez les Hébreux. — Le deuil chez les Grecs : cheveux rasés, crinières coupées, joueurs de llûte... — Enfants et parents d'après Platon. — Les ancêtres adorés chez les Romains : règles du culte du Foyer- — Description des funérailles d'après les coutumes et les lois. — Associations funéraires pour perpétuer le culte. — Banquets joyeux en l'honneur des morts. — Théorie des anciens, relative au « dernier souffle ».
Nous nous proposons ici d'ouvrir une enquête aussi complète que possible sur la très attachante question du Culte des ancêtres, depuis les origines de F humanité.
« L'amour pour les parents, écrit M. le comte de Gramont, est, dans toutes les législations et chez tous les peuples, considéré comme plus respectable que le sentiment instinctif ressenti pour ses propres enfants, comme plus sacré en un mot que l'amour paternel lui-même l. » Aussi les sauvages, en général, valent-ils infiniment mieux comme fils que comme pères. Tel nègre qui couramment et sans le moindre scrupule se livre au trafic de ses enfants,