‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 59 sur 323 · M. Seirpiobos, Civil, anc · texte numérisé non relu

M. Seirpiobos, Civil, anc

3. Mariette, Tombes de l'anc. Egypte. — V. M. Maapéro, Hi$t. anc, 02 et suiv.

relate les titres du trépassé, raconte sommairement sa vie, cite les rois qu'il a servis et qui l'ont estimé « plus que nul autre serviteur1 ».

C'est dans cette chambre que les descendants et les prêtres attachés au culte funéraire se réunissaient, aux jours indiqués, pour rendre hommage à X ancêtre. Ils le retrouvaient là, entouré de ce qui avait fait la joie de sa vie terrestre. Derrière Tune des parois, dans un étroit réduit ménagé au milieu de la maçonnerie, les statues des défunts étaient réunies. Le plus souvent cette petite pièce ne communiquait pas avec la chambre et restait perdue dans la muraille; quelquefois elle était reliée par une sorte de conduit si resserré, qu'on pouvait à peine y passer la main. A certains jours, les parents venaient murmurer des prières et brûler des parfums à cet orifice sacré : prières et parfums étaient censés arriver par là directement jusqu'au mort2.

Le puits qui descend au caveau se trouve quelquefois dans un coin de la chambre; mais le plus souvent, pour en découvrir l'ouverture, il faut monter sur la plate-forme de la chapelle extérieure. Il est carré ou rectangulaire, bâti en grandes et belles pierres jusqu'à l'endroit où il s'enfonce dans le roc... Au fond dans la paroi du sud, s'ouvre un couloir où l'on ne pénètre que courbé, et qui mène à la chambre funéraire proprement dite. Elle est taillée dans la roche vive et dépourvue d'ornements ; au milieu se dresse un grand sarcophage en calcaire fin, en granit rose ou en basalte noir, portant gravés les noms et qualités du défunt.

Après avoir scellé le tombeau, les ouvriers déposaient sur le sol les quartiers d'un bœuf qu'on venait de sacrifier dans la chambre du haut, et aussi de grands vases en poterie rouge pleins de cendres; puis, ils muraient avec soin l'entrée du couloir et remplissaient le puits d'éclats de pierre mêlés de sable et d'argile. Le tout, largement arrosé d'eau, finissait par former un ciment presque impénétrable, dont la dureté mettait le cadavre à Vabri de toute profanation.

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