Loc. cit
OULTE DBS ANCÊTR] - DBPUIS L'AGE PBÉHISTOBIQUE. 129
Une des descriptions les plus importantes qui aient été publiées, *st celle relative à la demeure mortuaire d'un riche particulier, découverte par Champollion.
On parvenait à la première salle du tombeau par un puits de plusieurs pieds de profondeur... Une porte donnait entrée dans une seconde salle absolument intacte; elle avait 8 pieds dans un sens et 10 dans l'autre; au milieu était un triple sarcophage en bois, entièrement peint en dedans et en dehors, et portant de nombreuses inscriptions hiéroglyphiques; dans le cercueil intérieur, était la momie. On a trouvé les offrandes qui lui avaient été faites : la tète et l'épaule d'un bœuf, deux plats chargés de légumes cuits et de pâtes, plusieurs amphores de vin . et quelques pièces de coton ou de laine. A droite et à gauche du cercueil se dressaient des ligures en bois, d'environ 2 pieds de hauteur, elles représentent la femme et la fille du mort, lui apportant des offrandes dans un coffret chargé sur leurs têtes, et tenant une urne à la main. A côté de chacune d'elles se voit une barque, de 2 pieds de longueur: au milieu de la première barque est un baldaquin destiné à recevoir la momie ; en attendant, des femmes lavent la tunique du mort. Sur l'autre barque, la momie est déjà transportée sous le baldaquin; la femme et la fille, éplorées et les cheveux couvrant leur visage, sont inclinées sur elle avec l'expression de la plus vive douleur, et seize matelots, la rame à la main, sont prêts à commencer le voyage du défunt à travers le lac sur lequel il va être transporté dans sa caste1.
S'agissait-il non plus de tombeaux d'opulents personnages, mais de pauvres gens du peuple? On mettait les corps dans des hypogées 2 communs, dans de vastes galeries formant nécropoles, après les avoir enduits de bitume , grossier embaumement, qui, pour l'indigent, remplaçait les aromates précieux et les parfums de grand prix, mais correspondait toujours à un constant souci de préservation.
Diodore raconte que les habitants de l'Egypte considéraient la vu- comme très courte, et le temps qui suit le trépas comme de-