‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 77 sur 323 · Dr. civ. russe, par M. Lehr · texte numérisé non relu

Dr. civ. russe, par M. Lehr

moins le Législateur slave a sagement posé et reconnu le principe de l'intervention maternelle. Au point de vue du respect que mérite la mère, et de la déférence (pie l'époux doit lui montrer, il y a là une pensée très respectable et rccommandable entre

toutes.

De même la loi autrichienne décide que « le père et la mère ont le droit de diriger les actions de leurs enfants1 ». Dira-t-on ([n'en fait le père, abusant de la prépondérance que les mœurs lui accordent, agira quand même à son gré...? Raison de plus pour ne pas oublier que la mère existe! et c'est justement parce que l'autorité maternelle est plus faible, qu'elle doit être d'autant plus affirmée et protégée par le législateur.

Si la mère russe est convaincue que la volonté du père est de nature à causer préjudice aux enfants, elle peut, du moins d'après le Code baltique, se faire attribuer par le juge l'éducation exclusive des enfants.

Précisant le devoir filial plus complètement que ne le font les autres législations, les lois russe et polonaise après avoir prescrit « respect, soumission, dévouement et amour », avertissent le fils qu'il doit parler de ses ascendants avec égards, écouter leurs conseils et réprimandes avec déférence, leur rendre au foyer tous les bons offices, et enfin, vénérer religieusement la mémoire des parents défunts*.

Selon le code autrichien, le père et la mère ont le droit personnel de corriger l'enfant modérément, en employant des verges; mais le père prodigue, aliéné, émigré, ou condamné à un an de prison perd l'exercice de sa puissance paternelle3. S'inspirant d'idées semblables, le législateur français, dans une loi du 24 juillet 1889 4, inflige la déchéance de toute autorité aux ascendants condamnés pour certains délits qui les rendent indignes de leur noble mission d'éducateurs.

En 18-V6, on a découvert au mont Lupfen, en Saxe, des cer-

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