Loi sur la protection des enfants
cucils auxquels on a donné depuis le nom caractéristique de Todtenbàume [arbres-cercueils , ou mieux arbres des morts). C'étaient en effet des troncs entiers de chêne ou de poirier, divisés exactement dans le sens de leur axe, et évidés à l'intérieur pour recevoir le cadavre ; une fois les deux parties rapprochées de manière à renfermer celui-ci, le tout reprenait l'apparence d'un tronc naturel dont on se serait borné à enlever l'écorce. Ce travail était grossier, et vraisemblablement exécuté à coups de hache.
La nature spéciale de la terre dans laquelle ils étaient enfouis, a assuré la conservation de ceux en chêne ; quant aux autres, d'essence moins résistante, ils étaient à peu près complètement vermoulus.
Il parait, d'après le récit d'un missionnaire anglais, que les indigènes de l'archipel de la Reine-Charlotte, dans l'Amérique du Nord, connus sous le nom d'Indiens Haidad, font usage, eux aussi, d'arbres-cercueils. Ces Indiens, lorsque la mort est entrée chez eux, commencent par abattre un arbre, et le creusent ; ils y logent ensuite le défunt, referment le tronc d'arbre ainsi lesté et le dressent tout droit devant leur "porte, en prenant soin que le corps se trouve placé à environ 3 mètres au-dessus du sol. Pour renfermer la dépouille d'un personnage considérable, d'un chef, on fait choix des plus beaux et des plus grands arbres, dont le tronc est ensuite orné de sculptures; puis on le plante près de la porte même de la hutte du défunt, de manière qu'une partie du cercueil fasse saillie à l'intérieur.
Ici, ce n'est plus comme l'arbre-cercueil des Francs, des Germains et des Saxons ; car non seulement celui des Haidad n'est pas enterré, mais il est élevé souvent jusqu'à 20 mètres de hauteur; et on en voit, paraît-il, qui renferment des familles entières.
Le Droit musulman1 nous instruit de ce que doit faire un disciple de Mahomet quand l'un de ses parents est sur le point de trépasser : il devra lui tourner le visage du côté de la Mekke, et retirer les objets de fer qui pourraient se trouver sur la couche du malade. Aussitôt le décès, le lavage du cadavre est obligatoire, en employant une décoction de cèdre, de l'eau camphrée