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el enfin de l'eau pure; tout lavage commencera par Le côté droit. On recommande d'employer pour cet usage 13 dirhèm de camphre, et au minimum un dirhèm, soit 250 grammes. Cette
prescription est si rigoureuse qu'eu cas de peine capitale, le condamné à mort devra procéder aux ablutions avant d'être exécuté. ! ni spécial chargé du lavage s'appelle « muggasel ».
Le corps du musulman doit être enseveli dans trois sortes de Knges : serviette, chemise, linceul; l'emploi de la soie ou de la broderie n'est pas permis. La tète du mort sera ceinte d'un turban, et voilée s'il s'agit d'une femme. Le linceul sera cousu avec du iil tiré de la trame, et on évitera avec soin de l'humecter de salive. L'usage est de faire venir à la maison des pleureuses, qui font entendre des chants, accompagnés du bruit sourd des tambourins dépouillés de leur batterie métallique.
Les étoiles de denil sont d'ordinaire à raies vertes et blanches; quant au bleu, il est tout à fait interdit à la mosquée. Le service religieux est fait par un iman, ou prêtre musulman. Le rituel que récite l'officiant est interrompu de temps en temps par l'exclamation « Dieu est grand! Dieu est infiniment grand! » que répètent l'acolyte et l'assistance. Après avoir appelé la miséricorde d'Allah sur le défunt, l'iman invoque en sa faveur le témoignage de l'Assemblée qui répond d'une voix unanime : « Il était vertueux! » Avant l'inhumation on soulèvera le corps à trois reprises, et on le fera glisser dans la fosse, la tête la première quand ce sera un homme, et sur le côté quand ce sera une femme: puis le visage sera dirigé, toujours vers le temple de la Mekke, le cou reposant sur une brique. On versera de l'eau autour du tombeau, en commençant du côté de la tête, et les parents ne devront pas jeter de terre dans la tombe. Il n'y aura lieu de déchirer ses vêtements en signe de douleur, que si l'on pleure soit un père, soit un frère.
En Chine, les lois sont basées sur le principe de la piété filin le : le plus grand des crimes pour un habitant du Céleste Empire, consiste à manquer à ce devoir. « Est impie, dit la loi chinoise, celui qui insulte ses proches parents; qui leur intente procès; qui ne respecte pas leur mémoire; qui méconnaît les
soins dus à ceux de qui il tient l'existence, et qui l'ont élevé, protégé, secouru. Les peines les plus terribles sont réservées au crime d'impiété : le délateur de son père ou de sa mère, de son aïeul ou de son aïeule, de son oncle ou de son frère aîné, est condamné à cent coups de pan-tsée, et à trois ans d'exil, même si l'accusation est vraie! Il est étranglé si elle est fausse. Le fils ou le petit-fils qui néglige de venir en aide à son père ou à sa mère, à son aïeul ou à son aïeule, est condamné à cent coups de pan-tsée; il est décapité s'il ose lever la main sur eux; et, s'il les blesse il est tenaillé tout vif, puis coupé en morceaux *. »
Pour comprendre l'eschatologie chinoise, c'est-à-dire la théorie des fins dernières, il importe de savoir l'idée qu'on se fait de la psychologie au Céleste Empire. L'âme, houen,se compose de trois parties : l'âme intellectuelle dans la tête2, l'âme sentimentale dans le cœur, et enfin l'âme matérielle dans le ventre (c'est presque la théorie platonicienne). A la mort, l'âme se sépare du corps et est jugée selon qu'elle a vécu ou non en conformité avec la Raison (tao). Seule, la troisième âme, le koueï, descend avec le corps au tombeau pour y rester tant que subsistera la dépouille mortelle , pourvu toutefois que les funérailles aient été célébrées selon les rites; sinon elle chercherait à se réincarner pour tirer vengeance de l'impiété de la famille qu'elle a quittée.
Du culte dont on est strictement tenu envers les défunts, résultent de très importantes conséquences sociales. Ainsi la crainte d'être privé de sépulture fait que le Chinois redoute surtout de mourir hors de sa demeure ; et les exilés, les fonctionnaires ou les militaires défunts doivent, à tout prix, être rapportés dans leur province d'origine. Il préférera la peine capitale à un châtiment moindre, mais qui devrait l'exclure plus tard des sacrifices funèbres. On voit même des Chinois se substituer à des condamnés à mort, à condition de s'assurer un culte posthume.
Le respect des cadavres est tel qu'il empêche presque absolument les recherches anatomiques; et l'inviolabilité des tombeaux