‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 87 sur 323 · Cod. annam · texte numérisé non relu

Cod. annam

quai! de cœur au point de s'associer à un festin joyeux, soi! chez lui soii chez autrui, ou s'il se In rail à la m usi< jik^ : eu pareil cas il n'< ^t plus permis à un iils de se réjouir, ce sérail un scandale

public. 11 doit si4 cacher ei pleurer eu silence La faute qui désho- Dore sa famille.

Enfin, d'après certains Décrets «pie nous révèle la Législation annamite, L'employé chargé d'une fonction publique pourra obtenir des dispenses de service, s'il prouve que ses parents sont à sa charge pour un motif quelconque.

On dit les jeunes Cambodgiens dociles, obéissants, et très respectueux: aussi est-ce avec les deux mains et en s'inclinant légèrement qu'ils présentent à leurs parents les objets demandés. Ils ne mangent pas avec leur père si celui-ci ne les invite pas; ils ne viennent pas s'asseoir près de lui ni au même plan, parce qu'il est convenable que les enfants soient toujours placés au-dessous de leur père (apouc), qui est aussi le maître de la maison (machas-phtea ; ce mot « mâchas » veut dire maître, et aussi, prince. Le respect pour la mère, moins démonstratif, est peut-être plus durable ; il persiste chez les fils et les filles, bien longtemps après leur mariage, et prend quelquefois chez les mandarins, et au palais même , des formes de vénération touchantes. On assure que le dernier roi cambodgien ne paraissait jamais devant sa mère sans la saluer à genoux, et sans lui rendre les hommages que ses mandarins lui rendaient à lui-même '.

L'ancienne peine du chliru-sandos au Cambodge, était réservée à ceux qui avaient frappé leur père ou leur mère, leur grand-père ou grand'mère, beau-père ou belle-mère, ou encore leur professeur, du moins si les blessures ou les contusions restaient visibles.

Tout d'abord le coupable, dès la plainte portée, était arrêté, nus dans une cage et conduit au tribunal. Là, on le sortait lie sa cage pour le juger. Reconnu coupable, il était aussitôt chargé d'une longue cangue, d'une chaîne au cou, et d'entraves qui lui étaient mises aux pieds. Après cela on le coiffait d'un paiii»r en bambous tressés, qui lui couvrait la tête et le visage.

Page 1