‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 93 sur 323 · Voyages du major Lymes · texte numérisé non relu

Voyages du major Lymes

3. J. des Voy. 1885. Il en était de même à l'époque préhistorique.

Ensuite Le corps esl recouvert de Larges feuilles maintenues par de solides cordelettes, De Leur côté Les parents el Les .unis, comme témoignage de condoléance, se peignent avec une pâte d'argiLe

olivâtre, ei se placent au sommel de La tête <> une motte de la même pâte », ce qui est leur signe de deuil habituel. Les parents

soufflent deux ou trois fois sur La figure du petit défunl , que l'on descend accroupi dans la fosse; et à coté de lui, dans une coquille, la mère dépose quelques gouttes de son lait << afin que l'esprit de L'enfant puisse se désaltérer ». Pendant plusieurs jours, pour ne pas troubler le repos du mort, la famille va camper ailleurs et entoure la hutte de guirlandes de roseaux pour avertir que le lieu est sacré et doit être respecté.

Enfin, au bout d'un certain temps les parents reviennent à leur cabane, et après avoir exécuté « la danse des pleurs » 1 cessent leur deuil, c'est-à-dire enlèvent la motte de terre placée sur leur tète. Alors on exhume le corps de l'enfant; le père en nettoie les ossements avec soin et les divise en fragments propres à être disposés en collier; le crâne peint en jaune est enveloppé d'un fdet, et la mère le suspend à son cou en souvenir de celui qui n'est plus2. S'il s'agit d'un adulte, son crâne « est porté à tour de rôle pendant quelques heures par les divers membres de la tribu ». Telle est leur manière d'honorer les morts.

En Hindoustan, le caractère sacré attribué aux fleuves explique pourquoi une partie des défunts indigents sont jetés àl'eau; et jadis des milliers d'hommes, devançant l'instant du trépas, venaient dans une pieuse folie se noyer à Bénarès « dans les ondes saintes du Gange ». Les Siamois et les Indous font de même, à tel point (jue les puissances européennes ont dû intervenir pour raison de salubrité publique, les eaux étant infectées par des cadavres en putréfaction. Pour l'Asiatique, même civilisé, le lit d'une rivière ou d'un fleuve est l'asile le plus honorable qu'on puisse apurer aux défunts, car tout cours d'eau se trouvant, dans

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