‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 95 sur 323 · C'est-à-dire h l'état de prêta · texte numérisé non relu

C'est-à-dire h l'état de prêta

PIÉTÉ FILIALE ET RITES FUNÉRAIRES. L8fi

ter la marche des ancêtres vers le ciel où ils doivenl éternellement reposer ».

Ces attentions pieuses sont réputées profiter aux parents jusqu'au dixième degré seulement. On les renouvelle une fois « par lune pendant L'année du décès, et ensuite au jour anniversaire de la mort du père ou de la mère dispains.

L'intérêt de ces manifestations filiales, est à la fois religieux et positif, car c'est un moyen de prouver le rang que l'on occupe dans la famille, et aussi les droits à F héritage. Ainsi celui qui a été ad mis dès le jour du décès et dans les dix jours suivants, à présenter le sacrifice de la boule de riz { à l'àme errante, ou prêta, est considéré comme héritier reconnu et incontesté.

D'après les croyances ayant cours chez les Hindous, les mânes paternels éprouvent une satisfaction plus ou moins durable, selon la nature des cadeaux. Par exemple, ils sont heureux un mois entier pour une offrande de riz, d'orge, de racines et de fruits; la chair de poisson leur cause du plaisir pendant deux mois; celle des bêtes fauves, trois mois; celle du mouton, quatre mois; celle des oiseaux dont l'usage est permis, cinq mois; celle du chevreau, six mois; du daim, sept mois; de la gazelle huit mois: du cerf neuf mois. La chair du sanglier ou du buffle les satisfait pour dix mois; celle des lièvres et des tortues pour onze. Le don d'une mesure de lait ou de riz, leur est agréable pendant un an : et celle d'un bouc blanc à longues oreilles, pendant douze années. Enfin les écrevisses, la chair de rhinocéros et le miel offerts en sacrifice leur causent un plaisir éternel2.

Il parait que dès qu'un To<la] a cessé de vivre, sa dépouille, placée par les soins des enfants dans un tronc d'arbre creusé, est exposée en dehors de la hutte, et leurs mains filiales le recouvrent en entier de feuillage de choix : de là vient le nom de funérailles certes. Les enfants prennent le deuil, les hommes se rasent la tète, les femmes se coupent les cheveux à moitié de leur longueur normale, et l'on s'occupe de l'endroit où la crémation devra avoir lieu.

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