On pinda
•-'. Car. théol., p. 215.
3. La tribu des Todas, habite les monts Nilgheries, en Hindoustan. — V. M. Delbye.
Une fois le bûcher éteint, les ossements épargnés sont empaquetés dans le vêtement du défunt, et conservés pour les funérailles sèches, c'est-à-dire pour l'anniversaire du décès. La coutume ancienne était que l'on immolât tout le bétail du mort; mais le Gouvernement anglais déclara qu'il ne tolérerait plus désormais que le sacrifice d'un buffle par individu, et par exception de deux, s'il s'agissait d'un chef.
Lorsqu'un père ou une mère de famille, au Japon, est atteint d'une maladie grave et que tout espoir de rétablissement est évanoui, les enfants doivent d'abord changer leurs vêtements contre des habillements neufs. Cela fait, ils s'informent des dernières volontés du mourant et les mettent soigneusement par écrit. Dès que le malade a rendu le dernier soupir, le corps est porté dans une autre pièce, et couvert d'un voile, la tête au nord, et le visage tourné vers l'ouest. Ses enfants et serviteurs montent la garde à l'entour pour écarter les chats. Très superstitieux à cet égard, les Japonais croient, en effet, que si un de ces animaux sautait par-dessus le mort, ou seulement le touchait, celui-ci se dresserait subitement sur sa couche et reviendrait à la fois à la vie et à la souffrance... Il faudrait alors, pour lui oter cette existence anormale, « qu'on le frappât avec un balai ». Cette croyance est vraisemblablement fondée sur l'observation de certains phénomènes d'électricité que le contact d'une peau de chat peut produire.
On procède à la toilette du mort avec les soins les plus minutieux, on lui coupe les ongles des mains et des pieds, et on le revêt d'habillements en rapport avec la saison où l'on se trouve. Les robes, celles des hommes ou celles des femmes, sont fermées le côté gauche en dessous, contrairement à ce qui se fait pendant la vie. Lorsque le corps est paré, on l'expose sur une natte au milieu de la salle, la tête inclinée cette fois vers le sud, et on met à sa portée une table chargée d'aliments en ayant soin de ne pas employer la vaisselle du défunt, ni aucun ustensile doré, argenté ou décoré d'une manière quelconque.
La première période du deuil dure cinquante jours, pendant lesquels on est obligé de rester chez soi et de s'abstenir de viande,
de poisson, de volaille et généralement de tout animal; on se ■orne à manger du riz, des Légumes et des fruits.
Une fois le délai expiré, on a la Liberté de se raser et de se couper les ongles, de changer d'habits et (rouvrir La porte aux étrangers, toutes choses interdites jusque-là. On va ensuite informer les autorités que le temps du grand deuil est fini, et faire une visite de remerciement à tous ceux qui ont honoré les funérailles de leur présence, puis on leur envoie à chacun une petite caisse de riz étuvé.
La seconde partie du deuil dure jusqu'au centième jour; alors le fils réunit de nouveau les parents. Au bout de L'année, il leur donne un festin d'anniversaire; semblable repas doit se renouveler ensuite périodiquement la 3e, 7°, 13% 25e, 35e, 50e, 100e, et 150e année..., du moins tant qu'il reste des descendants de la famille. La dernière partie du deuil proprement dit ne prend fin qu'avec la troisième année. Entre-temps, on est tenu d'aller présenter quatre fois par an, c'est-à-dire à chaque saison, des offrandes au tombeau des parents décédés1.