OCÉAN! E
Procédés envers les parents moribonds en Sénégambie. — Collection de linceuls des Congolais. — Usages funéraires du Gabon : croyances superstitieuses. — A-t-il existé des sauvages mangeant leurs parents? Massagètes, Callatiens et tribus du Caucase. Les prêtres d'ifa et les morts en Guinée; le sacrifice du « babalawo » et l'offrande d'une poule « adie irana ». — Le Génie « abiku » et les maladies conjurées. — Culte des morts en Cafrerie. — Olfrandes aux Ombres paternelles dans le Zanguebar: le « mzimu les statuettes sépulcrales. — L'autorité du chef de famille à Wo-pokomo. — Effets de la malédiction paternelle à Madagascar. — Procédés d'inhumation chez les Africains. Cadavres fumés par les anciens Américains. — Grottes sépulcrales des Incas. — La crémation en Amérique : le suaire d'amiante. — La « mise en mer » des défunts en Océanie : étude sur les canots mortuaires. — Funérailles dans les arbres chez les Polynésiens. — Un enterrement à la Nouvelle-Calédonie. — Mutilations par piété filiale à la Nouvelle-Zélande. — Le deuil en Australie ; le linceul de kangourou. = Appendice. Le culte des ancêtres et la théorie de l'homme-singe : étude critique sur le transformisme.
« Dans un village sénégalais où j'ai demeuré, écrit un missionnaire, existe une coutume sauvage : lorsqu'un parent est sur le point de trépasser, une des matrones de l'entourage lui met la main sur la bouche, pour que l'agonisant meure plus vite... 1 » Pourquoi cet usage barbare? L'intention est de délivrer sans tarder le moribond de ses souffrances : le considérant comme perdu sans ressources , le Sénégalais trouve tout naturel d'abréger les affres de l'agonie. Une fois le décès bien constaté, les parents tirent quelques coups de fusil. Puis le tam-tam bat son appel lugubre afin que les amis du défunt viennent faire son oraison funèbre. Les femmes et les filles crient et pleurent : au besoin, dit le voyageur de Loyer, si le chagrin ne fournit pas aux survivants des larmes assez abondantes, les nègres ont recours au siliquastre, ou poivre indien, dont ils insèrent dans leur nez quelques grains brûlants.