‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 2)Chapitre 99 sur 323 · Contrée de l'Europe orientale · texte numérisé non relu

Contrée de l'Europe orientale

sur eux, comme talisman, un ossement de leur père. Quand un indigène meurt àBantam1, il n'est pas rare que la famille se partage ses cendres qui servent à divers enchantements.

De même, c'est moins par coquetterie que par calcul superstitieux: que les sauvages suspendent à leur cou et à leurs bras des dents ou des os d'animaux audacieux et forts, pour devenir comme eux.

Aussitôt qu'un noir de la Guinée a fermé les yeux à son père, il envoie chercher un prêtre d'Ifa, un babalawo, qui, après avoir sacrifié des pigeons et des poules, consulte son fétiche pour savoir s'il n'y aurait pas lieu de conjurer les dangers qui pourraient menacer le défunt ou sa descendance. Sur la réponse affirmative d'Ifa, le féticheur prend un chevreau, lui ouvre le ventre, qu'il arrose d'huile de palme, place le tout dans un panier ou dans un vase de terre, et le fait déposer en dehors de la ville, à un carrefour où trois chemins se croisent : de cette manière les mauvais génies à qui est destinée l'offrande, pourront prendre une route qui les conduira bien loin de la demeure mortuaire.

« Le babalawo prépare ensuite une sorte d'eau lustrale avec de la bave de gros escargots; il en asperge la chambre mortuaire et les assistants, en se servant d'une branche fétiche, et prie le défunt de sortir doucement et sans bruit, disant en même temps : « Que Dieu te montre le bon chemin! puisses-tu ne rien rencontrer de mauvais sur ta route ! »

Pendant qu'une partie des parents font cuire les poules et divers aliments, les autres commencent la toilette du mort. Ils le lavent avec une décoction de plantes aromatiques, ou avec de l'eau-de-vie si le défunt est assez riche. Les cheveux sont rasés et enveloppés dans une étoffe blanche que l'on va enterrer derrière la maison. Le mort est revêtu d'un chokoto, espèce de caleçon que les indigènes portent en guise de pantalon; la tête est couverte d'une calotte; les deux mains sont posées sur la poitrine, les deux pouces attaché» ensemble ainsi que les deux gros doigts de pieds; si c'est la mère qui est défunte, on la peint avec une poudre rougeâtre, mêlée de beurre végétal et de substances odoriférantes.

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