‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 103 sur 285 · Ou Laô-tseu · texte numérisé non relu

Ou Laô-tseu

2. Dit le Chou-king. — Chang-ti signifie ce empereur céleste », et Tien, ce le ciel », au sens figuré. « Dans sa forme populaire, le taôisme reconnaît un Dieu suprême, créateur du monde, » dit M. de Milloué.

Parmi les signes sacrés on voit le crapaud à trois pattes, et le champignon : celui-ci emblème du bonheur, et celui-là symbole de la longévité.

3. La trinité supérieure, dont la première personne est Chang-ti, se nomme San-Thsing, ce les Trois Purs. »

4. Taô-té-King , ou le livre de Laô-tseu, qui vivait 600 ans avant J.-C.

LA DIVINITE BT i-\ PRIERE : RELIGIONS ACTUELLES. 141

i lui donner. — 11 ne ressemble à rien de toui ce qui existe. — C'est « une image sans figure, une figure sans matière. — Si vous regar- « dez «Mi haut, vous ne voyez pas de commencement; si vous le i suivez, vous ne lui trouvez point de lin. «

En un mot, comme le remarque M. A.beJ Rémusat, ce qu'il y a

de plus clair dans la doctrine de Laô-tse, c'est que Dieu esl L'Être un et trine, créateur de l'Univers: ajoutons que son infinité a été comparée ingénieusement par les Chinois à un carré sans angles1,

Chang-ti est appelé par Laô-tse, tantôt là Raison), tantôt Taô la Voie . Le disciple Tchou-Hi expliquera la pensée de son maître : a 11 est un être invariable, existant avant le ciel et la terre... moi je ne puis lui donner un nom. Pour le désigner, je le nomme Route Taô ... Pour lui trouver un nom, je l'appelle tour à tour le Grand, le Lointain"... » D'après ce qui précède, on voit que M. de Rosny , complétant les travaux de Stanislas Julien, a eu raison de traduire franchement par « Dieu » le mot Taô, que d'autres auteurs donnaient comme l'équivalent de « voie » ou de « parole » ; expressions qui demeurent quand même des plus suggestives, quand on les rapproche de cette parole du Verbe, disant à ses disciples : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie. »

Actuellement le spiritualisme des trois religions qui se partagent la Chine, et la notion du grand Taô lui-même dont tout procède, ont, en se dégradant, produit, dans le peuple chinois, une théologie si complexe, si confuse, qu'on en est arrivé à se demander si la religiosité, dans cette contrée , dépasse beaucoup les théories animistes. La notion divine n'a donc fait que s'oblitérer depuis Confucius.

Ainsi, au-dessous delà « Raison suprême » reconnue par le Taoïsme, la superstition a imaginé une foule de génies fchins), dont les légendes sont plus extravagantes les unes que les autres,

l'A l'époque la plus reculée de leurs annales, dit aussi l'orientaliste M" de Harles les Chinois croyaient à un être souverain, maître du monde. Pour eux, l'homme subsistait après la mort, et l'on devait un culte aux êtres défauts. » (Les quinze premiers siècîti de V histoire des Chinois. Museon, 1894.

2. De Bunsen, 104. — V. l'étude de M. Antonini : L'étemel, d'après la doctrine des Chin

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