L'idée de Lieu en Chine, mars
qu'il s'agisse du dieu de la guerre, du dieu de la cuisine Vuabep, ou du génie céleste Tchiang-Kouo-laô, un des plus fameux parmi les chins1 : ce merveilleux personnage parcourt le monde sur un petit âne blanc qui court avec une rapidité vertigineuse. Arrivé à destination, et pour ne pas se trahir par la présence de son âne, il le cache dans une petite boite, et quand il veut remonter sur son coursier, il lui suffit de quelques gouttes d'eau pour que la bête reprenne à la fois sa taille et sa vigueur. Passons...
Dans les antiques traditions des Chinois, on trouve le souvenir de la chute de l'homme et des promesses du Messie. L 'illustre Confucius2 dit « que la concupiscence a déréglé la raison, présent du ciel ». Et ailleurs, il raconte3 qu'il a entendu dire que, dans les contrées occidentales , naîtrait un Saint qui inspirerait une foi spontanée et produirait un océan d'actions méritoires : « Moi, ajoute-t-il, j'ai entendu dire que c'était le véritable Saint. »
Le Japon partage les religions et les superstitions de la Chine, auxquelles s'ajoutent celles du sintoisme.
Près d'un chemin qui conduit à Yédo, on voit un lac que les Japonais regardent comme le séjour réservé aux jeunes enfants morts 4. Ils pensent qu'ils y subissent des peines dont ils ne peuvent être délivrés que par les libéralités des vivants et par les prières des bonzes. En échange d'une offrande, ceux-ci donnent un papier sur lequel sont inscrits les noms de divinités. Le Japonais reçoit avec respect, et tête nue, le papier, l'attache à une pierre et le jette dans le lac : il est convaincu que les défunts sont soulagés « à mesure que les noms inscrits sur le papier s'effacent dans l'eau ».
Les bonzes japonais recommandent aussi aux dévots de réciter, tous les jours, cent huit fois une certaine prière, parce que, disentils, il y a un pareil nombre de péchés auquel l'homme est sujet, et contre chacun de ces péchés, il faut employer une prière.
Les Jammabos, ermites établis au Japon, sont soumis à des