Car. Théol, p
règles singulières. Chez eux, toul aovice esl astreinl à de rudes épreuves; du riz el des herbes doivenl composer son unique oourriture; il faul qu'il prenne sept fois par jour an bain d'eau froide, et qu'il se tienne à genoux, de façon à être assis sur les talons; il doil quitter e! reprendre cette position sept cent quatre-vingt-dix fois par jour, en ne manquant point, chaque fois qu'il se relève, de frapper des mains au-dessus de sa tête.
Ons'esi demandé si, de nos jours, la notion de Dieu était encore reconnaissable dans les religions de l'Orient, au milieu de L'idolâtrie et du panthéisme qui se disputent l'âme des peuples.
Or, au Parlement des Religions , réuni à Chicago en J8î)V, le professeur D'Vivedi, de Bombay, analysant, par exemple, la foi brahmanique devant L'Assemblée, a répudié énergiquement, au nom des Hindous. L'idolâtrie qu'on leur attribue : « On peut dire, et cela sans La moindre crainte de contradiction, a-t-il déclaré, que dans le morceau de pierre, de métal ou de bois qu'il semble adorer, l'Hindou ne reconnaît pas son Dieu. C'est seulement pour lui un symbole du Grand-Tout immanent, un simple moyen de concentrer son attention qui, le rite une fois accompli, est sans façon jeté de côté l. » Un autre congressiste indigène ajoute de son côté : « L'Inde actuelle n'est pas polythéiste autant qu'on le croit : à chaque image sont donnés des attributs de la Divinité... : pour l'Hindou, l'extérieur religieux n'est jamais qu'un emblème du même Dieu. »
lie même, parlant du Zoroastrisme et du culte du feu conservé en partie dans le Parsisme actuel, M. D'Vivedi de Bombay, représentant des Parsis2 au Congrès, a déclaré que « Ahura- /i Ormuzd est le Tout-Puissant créateur...; et que le feu n'est nullement adoré comme Dieu par les fidèles de Zoroastre :
1. Le Parlent, des Religions. Y. .\»n. cath., Chantrel, X. 1894. On Gut-bres, sectateurs de Zoroastre clans la Perse et l'Inde.
/ ,'/ âdarân, formé de seize espèces de feus. « concentre en lui Y âme
de tous les feux ». Sa préparation e.-t indiquée dans les Yendidad ; le feu sacré es; placé dan- un vase suspendu; et telle est la vénération dont on l'entoure (pue. quand le prêtre (mobedj entre pour accomplir le sacrifice, il se couvre le visage 'l'on colle, pour que son haleine ne souille pas la flamme pure, emblème divin !
il est seulement un emblème, et le symbole le plus éclatant de la divinité ».
La religion de l'Avesta, dont descend la foi des Parsis actuels, donne la raison de leur horreur pour les cadavres et de leui prédilection pour certains animaux.
Autant l'esprit humain est respecté par les Parsis, autant le cadavre passe pour un objet redoutable : d'après l'Avesta, c'est l'impureté la plus à craindre, car elle engendre la corruption et la peste. Aussi, pour le Parsis, inhumer le corps d'un défunt serait inoculer au sol des germes d'infection « qui devraient faire frissonner d'indignation le génie de la terre Spênta Armaiti ». Aussi importe-t-il d'isoler le cadavre, non seulement des hommes, mais de la terre. On transportera donc la dépouille mortelle sur des hauteurs isolées, ou sur des tours élevées spécialement construites à cet effet, pour que les oiseaux du ciel dépècent de leurs becs acérés les chairs humaines, et en emportent les lambeaux loin des villes. Telle est la destination des six Tours du silence édifiées sur la colline de Malabar, près de Bombay, et au sommet desquelles sont blottis des légions de vautours auxquels on donne à dévorer, paraît-il, 50 cadavres par semaine. En moins de deux heures, le corps n'est plus qu'un squelette.
Quant à l'âme, elle est réputée demeurer, durant deux nuits, en prière près du cadavre, jusqu'au moment où elle traverse le pont du jugement, si elle est digne du paradis d'Ormuzd.
La mouche des cadavres, véhicule de corruption, passe pour être « un démon sorti de l'enfer. » Afin de la chasser, on approche du mort un chien blanc aux oreilles jaunes l.
Chez les Mazdéens, en effet, le chien est l'objet d'une protection particulière : « quiconque nourrit mal un chien de chasse, encourt 50 coups de fouet; 90, s'il s'agit d'un chien de garde ou d'un chien de berger. Tuer un chien mérite de 500 à 800 coups. »
Les animaux qui détruisent les bêtes nuisibles sont également protégés : ainsi assommer un castor ou un hérisson, rend passible de mille coups au moins.
Fidèles à la doctrine de Zoroastre, les Parsis ont foi en la survivance des morts.