Loc. cit., p
Il ne suffit pas, pour prier, de se soumettre aux exigences que nous venons de raconter; mais de plus, le croyant est dans l'obligation stricte de se tourner dans la direction du temple de la Mckke, « la prière faite dans un autre sens étant nulle ».
Toutefois les auteurs veulent bien expliquer qu'on n'est point dans la nécessité d'envoyer son souffle pieux vers le sanctuaire. Non, il est loisible de se placer simplement dans l'axe du temple, sans même tenir compte du plus ou moins d'élévation de la place qu'on occupe, par rapport au sanctuaire.
Bref, on peut prier sans avoir un niveau dans la poche; mais une boussole est souvent nécessaire, comme nous le verrons bientôt.
Des casuistes de l'Islam ont posé la question suivante : serait-il correct de prier sur le toit du temple même, au lieu de se tenir à distance?
Sur ce point, les légistes se sont partagés en deux camps. Les uns ont dit : le croyant déterminera un point quelconque qui, dans son intention, remplacera la direction rituélique. D'autres ont déclaré qu'il lui suffirait de se coucher sur le dos, et de fixer les yeux sur un point du firmament appelé beyit el méémour l, point remplaçant l'objectif du temple qu'il ne pourrait voir..., puisqu'on suppose l'individu étendu sur le dos au sommet de l'édifice.
Des indications multiples sont encore données, par le texte, pour permettre aux fidèles de regarder vers le temple sacré quand vient l'heure de la prière. Ainsi les habitants de l'Erâk et des contrées voisines doivent, pour faire face au sanctuaire, « se placer de manière à présenter l'épaule gauche au levant, la droite au couchant, et de telle sorte que l'étoile polaire se trouve juste au-dessus de l'épaule; ou bien, qu'à midi, le soleil frappe le sourcil droit » (textuel).
Une fois orienté, on aura grand soin « de se tourner un peu vers le coté gauche du lieu choisi pour la prière ». L'oblique à gauche est seule autorisée par le rituel.
N'imaginez pas qu'après cette mise en scène, le croyant re