Loc. cit., Dev. relig, ch. m, n° 51, p
LA DIVINITE ET LA PRIERE s RELIGIONS ACTUELLES. L65
couvre sa liberté d'action. Non point! pendant toute La durée de la prière, il devra garder l'attitude originaire.
Puis, est-il en voyage? Le rite galope en croupe .avec Lui; ot force lui sera de quitter sa monture pour prier.
Se trouve-t-il dans L'impossibilité absolue de descendre, parce que L'espace lui manque pour mettre pied à terre, ou parce qu'en raison de la fougue de son coursier, il risquerait de ne plusse remettre en selle?... Alors// tournera sa bête vers la Mekke, et fera ses dévotions.
Si, par hasard, ranimai indocile ou trop nerveux ne pouvait demeurer au repos pendant la durée de l'office, le croyant surveillera it sa bête attentivement, et profiterait du moment où ranimai se placerait dans le sens voulu, pour réciter aussitôt, à la bâte, au moins la doxologie1.
En cette circonstance, la précipitation est une des qualités de l'oraison vocale.
Quant aux « prosternations » prévues, comment le cavalier peut-il donc s'y soumettre?
La question encore est controversée entre les légistes. Les uns disent que si Ton est à cheval, on est par là même dispensé de se prosterner; d'autres estiment qu'on doit tâcher de se conformer quand même au rituel « sans descendre à terre ».
Cet exercice religieux est-il méritoire? c'est possible. En tout cas, exécuter une « prosternation complète » en n'ayant pour base d'opération qu'une selle installée sur le dos d'un cheval frémissant, n'est point chose aisée.
Si la température du sol est excessive, on posera le front « sur un pan de son habit ».
Dans les maisons, on pourra avoir un pain de terre que les infirmes, incapables d'exécuter la flexion, porteront à leur front.
Enfin, comment savoir dans quel sens se trouve le sanctuaire du temple, c'est-à-dire la keblèt '?