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les retirer avant de s'adresser à Dieu, pareille douleur devant le distraire par trop.
La prière pour les morts Agés de plus de six ans, est obligatoire; c'est l'âge où la responsabilité morale semble probable. Pour cette dévotion « on retirera ses chaussures1 ».
Quand les défunts sont de foi douteuse, c'est-à-dire d'un mahométisme suspect ou mitigé, on ne dira pour eux que « la prière des tièdes ».
Ajoutons une particularité unique sans doute dans les rituels des peuples. Par fanatisme, la loi veut, si le défunt est hétérodoxe, c'est-à-dire n'est pas musulman, que l'on prie, non pour lui, mais contre lui!
C'est une espèce de malédiction posthume, dont on poursuit la mémoire du mort : pareille idée ne se rencontre que chez les sectateurs du Prophète2.
Nous devons une mention aux derviches tourneurs; voici quelques détails.
Le supérieur de leur collège fait, deux fois par semaine, un sermon sur quelque passage du Coran ou sur les mérites de Mahomet; puis les derviches se mettent à tourner en rond avec une rapidité extraordinaire, au son de la flûte. Ils arrivent, par un exercice de chaque jour, à effectuer ce tournoiement affolant, et à s'y perfectionner si bien, qu'au milieu de l'élan le plus violent, ils s'arrêtent tout court, à un signal donné.
Pour justifier ces exercices chorégraphiques, ils citent l'exemple de David dansant devant l'arche.
Les Kadris, ordre religieux turc, recevaient, hors de leur admission, un petit fouet de saide vert, pesant quatre cents drachmes 3. Ils le portaient toujours pendu à leur ceinture; et le poids