‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 120 sur 285 · Ce monolithe s'appelle el-âjevirii el-elebct · texte numérisé non relu

Ce monolithe s'appelle el-âjevirii el-elebct

l'a t teindre. Si un voisin lui donne par mégarde un coupdecoude, ou >i le choc es1 douteux, L'épreuve est à recommencer.

La distance entre Le pèlerin et La pierre d'épreuve, doit être de dix à quinze zera [soil de fcm80 à 7m:>0).

liarement les sacrifices d'animaux sont obligatoires, mais ils sont très recommandés.

Les conditions qni doivent se rencontrer chez la victime destinée a L'immolation sont Les suivantes : ranimai ne peut être qu'un chameau, un bœuf, un chevreau ou un mouton '. Il ne doit être ni aveugle, ni borgne, ni difforme, ni trop maigre, ni atteint d'aucun autre défaut : un bœuf dont la corne serait brisée, un mouton qui aurait l'oreille coupée, seraient indignes de servir d'holocauste. De plus on choisira, autant que possible, une bête ayant les yeux, les joues, le ventre et les pieds noirs.

On suspendra au cou de l'animal « deux sandales » ayant été portées pendant la prière.

Durant l'immolation, on prendra soin de maintenir la chamelle

te 'ii sacrifice, debout, la jambe gauche antérieure repliée

et attachée à la cuisse2. L'animal sera abattu d'un coup de

lance dans le côté droit, au défaut de l'épaule3. A ce moment le

pèlerin récitera une oraison particulière.

Il fera ensuite trois parts de la chair du sacrifice : une pour lui, une pour les pauvres et une pour ses compagnons de pèlerinage.

Après s'être acquitté du sacrifice, le pèlerin devra se faire raser les cheveux ou au moins se les tailler : « si ses cheveux sont crépus, la première obligation est inévitable » (n°452).

Les femmes pourront s'en dispenser, mais réduiront un peu la longueur de leur chevelure, « fût-ce de la hauteur de ïongle » (453).

Supposons qu'un pèlerin néglige cette formalité... Il ne manquera pas de se raser dès qu'il s'apercevra de son oubli, et il expédiera sa chevelure à Mena pour l'y faire enfouir.

S'il était chauve, le pèlerin, dit le texte, « serait tenu au moins

-uiv. .. n'^ 411.

'■'>. Lie. cit., page 238, n° 1 7ô.

HISTOIRE DES CUOYAXCES. — I. 11

de se passer le rasoir sur le sommet du crâne » pour exécuter le précepte autant qu'il dépend de lui '.

Tels sont les rites principaux du culte que professent cent millions d'hommes.

Heureusement pour l'honneur et le bonheur de l'humanité, il est une autre doctrine qui, à la différence de l'Islamisme, ne fait pas consister la religion dans une pieuse mimique et dans des signes extérieurs, et qui a souci avant tout de la loi morale, en combattant ces deux institutions dégradantes : la polygamie et l'esclavage.

Page 1