‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 123 sur 285 · x icem in osculo sancto · texte numérisé non relu

x icem in osculo sancto

4. ... riri viros, mulieres se invicem, Const. apo^t., VIT, 2. — V. M. l'abbé Martigny, litéi.

166 histoire des croyances, mœurs, coutumes.

Tertullien, servit aussi à purifier l'air malsain des catacombes humides.

Au 11e siècle, des Diaconesses émirent la prétention d'encenser autour des autels, comme faisaient les Diacres eux-mêmes. Leur réclamation s'étant généralisée, le pape Soter, en 173, rendit un Décret « pour désormais supprimer radicalement pareil abus de la part des femmes consacrées à Dieu ; et cela sans tarder, à peine d'être bannies ».

Comme « hommage ecclésiastique » l'encens servit à honorer le clergé dans les cérémonies du culte. Bientôt les rois, les princes et même les seigneurs revendiquèrent pour eux un privilège analogue. D'après son rang, le personnage réclamait, au nom des préséances, un nombre plus ou moins grand de coups d'encensoir : ce qui fut cause de contestations nombreuses consignées dans les annales judiciaires.

Parmi les pratiques chrétiennes les plus répétées et qui se rattachent à l'idée d'adoration, il faut placer en première ligne le Signe de la Croix.

A l'époque où les premiers chrétiens étaient encore obligés de ne se remémorer la rédemption que sous des formes plus ou moins dissimulées, ils avaient du moins la faculté de reproduire la croix sur eux-mêmes, sans trop éveiller l'attention de leurs ennemis. « Nous dessinons la Croix sur notre front, sur notre cœur, sur nos bras, dit saint Ambroise : sur notre front, car nous devons confesser J-.C; sur notre cœur, car nous devons l'aimer toujours; sur nos bras enfin, parce que notre devoir est de sans cesse travailler pour Lui. »

Il était recommandé de multiplier ce signe le plus possible : « En cheminant, en entrant ou en sortant, en nous rendant au bain, comme en nous mettant à table, imprimons-le sur nousmêmes, » conseille Tertullien1.

Non seulement on se signait avant chaque action notable de la journée; mais, d'après Jacques Gualter, quand les chrétiens éternuaienty ils se signaient la bouche (Annal., 590).

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