‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 127 sur 285 · De vcland. virgin · texte numérisé non relu

De vcland. virgin

2. Suspicientes Ch?'istiani manibus expansisquia innocuis... Apol.,XXX.

sis tan ce, nous ue no us contentons pas d'élever Les mains comme les païens; nous les étendons, en souvenir de La passion du Seigneur '. »

Il en résulte qu'un coup d'oeil jeté sur Les figures en prière, permet à L'archéologue de savoir si telles images d'orants sont des objets chrétiens, ou s'ils appartiennent, au contraire, à l'histoire du paganisme.

Les catéchumènes restaient debout comme les lidèlcs, mais toutefois en tenant la tête plus inclinée, tant qu'ils n'avaient pas été admis au baptême-.

Quelquefois aussi les chrétiens faisaient à genoux leur adoration. On en trouve la preuve dans les Actes des Apôtres (xxi, 5), et notamment dans la Vie de saint Jacques le Majeur « dont les genoux par suite de ses longues prières étaient devenus durs comme ceux du chameau ».

Peu à peu les tidèles adoptèrent, en général, cette posture humiliée, celle choisie par le Christ au jardin de Gethsémani3. Ja- (\\< aussi les Hébreux se prosternaient parfois à deux genoux^ pour adorer : ainsi lit Salomon, dit l'Écriture, quand il dédia à Dieu son temple magnifique.

11 fut un temps où la tenue des assistants était réglée par la liturgie, selon l'époque de l'année : l'Église prescrivait, par exemple, de prier debout les dimanches et durant le temps pascal, en signe de joie; et à genoux le reste de l'année, en signe de pénitence.

En quelle langue priait-on dans la primitive Église?

La langue religieuse préférée fut longtemps le grec, même à Rome. On en retrouve la trace dans nombre de liturgies courannotamment dans l'office du Vendredi Saint, dans le chant du trisagion, et même dans la messe où se lisent les neuf invocations grecques du kyrie eleison, qui pourtant ne tirent partie de l'office divin qu'après la décision de saint Grégoire le Grand.

1. ... Non aUoUimtu tantum, sed expandimus, e dominicâ passione modulatum. {De. or. XT.)

'.'. Tertull., De coron., III.

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