‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 135 sur 285 · Le 1er mai · texte numérisé non relu

Le 1er mai

de Bordeaux « pour être allées, sans congé, se baigner à la grande mer suivant l'avis des médecins ».

lu autre jour, on instruisit à Paris le cas du curé <!«' Sainte- Crois de la Cité, Inculpé <1<* ue point célébrer Le saint Sacrifice, faute par lui de pouvoir absorber le vin eucharistique.

Une autre fois, le procureur général provoqua une information contre le conseiller Dupont qui avait mangé gras un jour prohibe , puis encore contre des individus qui avaient dansé pendant les offices,. .

On vil aussi la Cour condamner pour hérésie un nommé Nicolas Carpentier de Castelmoron, qui avait imagine de fabriquer a un nouveau cou fil cor »...

Ces faits, qu'on pourrait citer par centaines, caractérisent l'époque, mieux que ne le feraient de longues dissertations.

Dans de vieux auteurs ou sur de très anciennes enluminures se lisent parfois ces mots étranges : « Adoration du Pape. »

Assurément, on le devine, il n'est point question ici de divinisation du chef de l'Église; encore est-il bon d'expliquer la formule.

Par là, on désigne une manière particulière d'élire un nouveau pape. L'élection est dite « par adoration », lorsque, au lieu de procéder au scrutin ordinaire, les deux tiers au moins des cardinaux vont spontanément s'agenouiller aux pieds de l'un d'eux, qui se trouve désigné ainsi, comme devant être le chef de l'Église.

Celui qui est proclamé de cette manière, dit Fleury2, est assuré de son « exaltation », c'est-à-dire de son avènement au trône pontifical ou intronisation. Cependant cette indication doit être ratifiée ensuite par un scrutin. Le pape Sixte V, entre autres, « fut élu par adoration ».

Il s'agissait donc bien là d'un mode de procédure canonique, et non pas d'un culte 3, est-il besoin de le dire?

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