Du 18 Floréal an II, 25 avril
L'ADORATION dans LES RELIGIONS CHRÉTIENNES. 211
Le 9 fyermidor1, la Convention mettait Robespierre hors la le 10, il était exécuté à son tour. La religion de Robespierre avait duré trois mois, comme celle de Chaumette.
Les Théophilanthropesy qui apparurent à l'époque du Directoire, avaient un culte privé et un culte public; chaque chef de famille était prêtre dans sa maison. Le père qui << officiait » près de l'autel avait le titre de lecteur : il lisait des morceaux empruntés a tons les livres connus, sauf la Bible et l'Évangile. Son costume consistait en une tunique l)lcu céleste, prenant depuis le col jusqu'aux pieds, avec une ceinture rose, et une robe blanche par-dessus.
Ils avaient la prétention d'administrer trois sacrements de leur invention :
1 Le baptême. — La nourrice portait l'enfant élevé vers le ciel. L'officiant l'interpellait en ces termes : « Vous promettez devant Dieu et devant les hommes d'apprendre à N... dès l'aurore de sa raison, à adorer Dieu, chérir ses semblables et se rendre utile à la patrie. » La nourrice répondait : « Je le promets. »
( >n frottait les lèvres de l'enfant avec du miel en disant : « Qu'il soit doux comme le miel de l'abeille. » Ensuite on entendait un hymne et un discours.
La question du miel entraîna un schisme, les théophilanthropes d'Àuxerre préférant employer de la gelée de groseille1. 11 fallut que l'autorité de Paris intervint pour faire cesser le conilit el rétablir le miel dans ses droits liturgiques.
•2' Le mariage. — Les époux se présentaient à l'Assemblée... On les entrelaçait de fleurs et de rubans, dont les extrémités étaient tenues de chaque côté par les anciens de la famille.
IN étaient interrogés sur leur intention de s'unir. Leur réponse affirmative était suivie d'un hymne et d'un discours...
3° Venterrement constituait le troisième prétendu sacrement de la secte. On lisait sur un écriteau : « La mort est le commencement de L'immortalité. » Alors l'officiant s'écriait : « La mort a