Nom donné quelquefois aux petites Antilles
vers (Mi deux régions : L'une livrée à L'humanité; L'autre réservée à La divinité, à des esprits ei à des héros. Dès lors, il sembla tout naturel de porter ses regards vers le ciel, empire divin, et d'observer L'évolution des astres qui 1<* décorent, pour tâcher d'établir nue relation entre Leur cours dans L'espace, et la, destinée humaine ici-bas.
De cette relation supposée (base de tout le système) est née L'astrologie OU divination par les astres, qui érigea en un corps d<' doctrine les hypothèses les pins arbitraires, au point de leur donner une apparence scientifique, capable de séduire même les sages d'autrefois '.
Que la divination astrale ait été exploitée par des charlatans, cela n'est point douteux! Il n'en reste pas moins vrai que pour le plus grand nombre des humains, ce fut une science respectée, car on la jugeait inspirée d'En-Haut.
Au demeurant, les observations astrologiques ont été l'occasion de recherches d'une incontestable valeur.
En effet, avant de tirer des faits astronomiques les conclusions erronées de X astrologie, force était d'abord de scruter les lois auxquelles obéissaient les corps célestes, puis de les contrôler et de les formuler.
Et c'est en quoi ces recherches appartiennent dûment à la science, en tant que correspondant à des réalités vérifiées; car, si L'abus des déductions astrologiques rentre dans le domaine de l'erreur, au contraire, la découverte préalable des lois astronomiques constituait une véritable conquête pour l'esprit humain.
Le point de départ de l'astrologie était donc la conviction sui- Viinte : dans certains cas, la divinité se plait à faire aux hommes des confidences concernant les événements passés ou futurs, qui inté ressent les individus ou les Etats.
Ce n'est point sans doute la révélation, mais du moins la foi en des révélations surnaturelles.
Cette idée d'un commerce existant entre le ciel et la terre est une notion universelle, dont l'importance ne saurait être méconnue.
1. L'astrologie, Y alchimie et la magie ont été appelées au moyen âge sciences occultes : nous en parlerons en leur lieu et place au cours de ce chapitre, en donnant les raisons pour lesquelles nous ne conservons pas cette classification surannée.
Les astrologues commencèrent par étudier le ciel pour en connaître les manifestations; et en cela, avons-nous dit, l'astrologie naturelle fut, à un point de vue, la mère de la météorologie et de l'astronomie vraie.
Mais, quand ils voulurent déterminer le rapport entre des astres et les destinées humaines ; quand ils se proposèrent d'interpréter nuages, vents et tempêtes pour annoncer l'avenir, alors ils se jetèrent dans les divagations de Fart divinatoire proprement dit : « Leur ridicule, a écrit Voltaire, consistait non point à regarder l'horizon, mais à faire croire qu'ils y lisaient quelque chose. »
Les devins enseignaient que l'avenir d'un homme s'écrivait au ciel, quand il venait au monde; et que, par suite, pour connaître la longévité, les aptitudes, les vertus, les passions ou les maladies de chacun, il suffisait de formuler son horoscope1.
C'est ce que les initiés appelaient « dresser un thème de nativité ».
Les constellations et les planètes servaient aussi à annoncer les guerres, les fléaux, ou les jours de bonheur.
De l'époque chaldéenne, date incontestablement l'astrologie, ou art chaldaïque, dont les prêtres furent les premiers interprètes, l'astrologie se confondant alors avec les théories religieuses. Les douze signes du Zodiaque , si utilisés dans les présages, étaient régis par autant de dieux; et chaque mois formait trois décans (trois dizaines), sur chacun desquels régnait une étoile, appelée « dieu conseiller ».
Un individu naissait-il sous un signe propice? Il était né sous une bonne étoile. La croyance n'existe presque plus, mais la locution a survécu 2.
On a retrouvé à Ninive les fragments d'un grand traité d'astrologie, compilé par Sargon Ier, et qui servait de manuel aux astrologues, sept cents ans avant notre ère. A en croire les devins d'Assyrie et de Chaldée, les savants du temps pouvaient s'autoriser d'observations célestes remontant à un million d'années.