Napoléon avait positivement foi en son étoile
BNQUÊTE BUB LES BUPERSTITI0N8. 225
Lcn Égyptiens, Les Chinois, les Indous ont eu aussi leurs astrologues, quel «[lit1 soit le nom doni <»n 1rs désigne.
Quoique La « pronostique ■ par les astres n'eût point, dans les pays helléniques, Le crédit dont elle a joui en Chaldée, La « Science des influences1 » n'y était point négligée pour cela; ainsi, en cas de maladie, Le Grec suspendait à son cou divers « charmes ou préservatifs », composés de végétaux ou de minéraux recueillis H >US certaines constellations.
Comme les Egyptiens, les Grecs supposaient que la propriété des corps résultait, non pas de leur nature propre, mais d'une relation existant entre eux et des influences sidérales.
Le tonnerre, et surtout Yarc-cn-ciel étaient considérés comme signes avant-coureurs des batailles.
L'ait fulgural (par La foudre et les éclairs) fut surtout apprécié des Romains : le point d'où jaillissait l'éclair, sa couleur, le dessin qu'il figurait, étaient étudiés avec soin par les aruspices, an^>i bien que le nombre de coups de tonnerre et les endroits frappés par le feu du ciel.
Ce feu était sacré, et la maison, l'arbre, le sol foudroyés devenaient choses saintes : une clôture disposée à l'entour empêchait qu'on ne profanât la place où la divinité avait laissé des traces de son passage.
Les dames romaines, au dire de Juvénal, croyaient aux astrologues comme si leur parole avait été celle delà divinité même2; dans les grandes familles patriciennes on avait même de ces sortes de prophètes officieux à gages, à côté des musiciens, des mimes ou des officiers de maison.
L'État romain, lui, qui savait tout utiliser au profit de la polilique, eut sa divination officielle, les auspices; des fonctionnaires publics, ou plutôt des prêtres, étaient chargés de prédire l'avenir dans l'intérêt de la république : nous en parlerons au chapitre d»'s présages tirés des animaux.
Avant Plutarque, Cicéron avait écrit contre les superstitions un