‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 158 sur 285 · L'image du monde, en · texte numérisé non relu

L'image du monde, en

ENQUÊTE BUB LBS SUPERSTITIONS. 227

logue le célèbre Michel de Notre-Dame (Nostradamus), donl les aturies . sentences énigmatiques en vers, publiées à Lyon en 1555, jouissaient d'une vogue qu'elles n'ont pas encore foui à fait perdue.

L'astronome Tycho-Brahé avail tiré L'horoscope de l'empereur d'Allemagne, Rodolphe II: à la naissance de Louis XIII, Henri IV demanda celui de sou fils au médecin Larivière; et si Louis Mil fut surnommé « le Juste », c'est qu'il était né sous le signe de la Balance. Lutin à La naissance de Louis XIV, L'astrologue Morin lut convié à dresser le thème de la nativité du royal enfant »; mais il lit sou œuvre secrètement : ce qui indique déjà que ces manœuvres tombaient en discrédit.

Au \vm° siècle encore les pratiques de l'astrologie étaient fort répandues; le comte de Boulainvillers, qui s'en occupait, a laissé sur ce sujet plusieurs ouvrages manuscrits.

On aura une idée de la théorie des influences, en sachant que le Soleil signifiait bienfaisance; Saturne, tristesse ou froidure ; la Lune, mélancolie ou pluie; Mars, ardeur ou sécheresse; Mercure, inconstance, etc..

Rien ne fut plus difficile que de déraciner les usages légués par le paganisme. Ainsi de vieux auteurs1 racontent comment \'ir romande resta très longtemps populaire : on demandait la bonne aventure aux vents, aux nuages, aux teintes du soleil couchant, comme aux lueurs de l'aurore.

Des « diseurs » contemporains n'annoncent-ils point, dans leurs prospectus impudents, qu'ils sont aptes à traduire en clair langage la signature astrale de quiconque veut bien les consulter?

Toutefois on porterait des appréciations très erronées si l'on oubliait que, pendant de longs siècles, on persista à donner le nom d'astrologie à des faits relevant de la seule astronomie. Ainsi, encore en 1777, l'abbé Thicrs, un savant de l'époque, parle dans son Traité des superstitions, de la « véritable astrolog ie 2 », n'entendant désigner par là que les phénomènes célestes ou météorologiques : et rémunération qu'il en donne ne laisse aucun doute sur sa pensée à cet égard.

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