‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 171 sur 285 · Par L'Estoile · texte numérisé non relu

Par L'Estoile

lation s'est abstenue de rien entreprendre, comme il résulte de la statistique suivante : pour nos quatre grandes Compagnies de chemin de fer, les recettes du treize du mois ont été de 93.000 francs inférieures à celles du douze.

On a même craint les très brefs et très modestes voyages en omnibus! c'est ainsi que ces chars populaires ont, le treize, rapporté 13.800 et 27.900 francs de moins que la veille et le lendemain.

Il n'est point dans la vie une circonstance importante que la superstition ait épargnée !

Prenons, à titre d'exemple, ce qui se rattache à la naissance et au mariage.

Jacobites, Maronites et autres, croyaient le baptême plus efficace s'il était administré, soit quarante, soit quatre-vingts jours après la naissance, selon qu'il s'agissait de garçons ou de filles; de même les chrétiens grecs s'interdisaient de baptiser leurs enfants durant les huit premiers jours, fussent-ils en danger de mort.

Les « noctambules1 » et les épileptiques étant considérés par les paysans d'autrefois comme des chrétiens mal baptisés, on usait de mille ruses pour qu'un prêtre leur conférât à nouveau le sacrement, même après leur mort, en dépit des interdictions ecclésiastiques les plus expresses.

Saint Jean Chrysostome raconte que, de son temps, pour imposer un prénom à un nouveau-né, on allumait des cierges que l'on désignait par des saints du calendrier; et le cierge qui brûlait le dernier1 indiquait le protecteur qui devait assurer à l'enfant longue vie3.

Autrefois, en Pologne, on évitait de donner aux filles le prénom de Marie : un respect mal compris envers la Vierge4, était la cause de cette superstition, dit le P. Th. Raymond. Ils supposaient que les anges et les élus seraient scandalisés de voir une créature humaine s'appeler comme la « très sainte mère de Dieu ».

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