‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 176 sur 285 · Genèse, XLIII · texte numérisé non relu

Genèse, XLIII

voyageur, car les étrangers, et les ustensiles leur servant, passaient pour impurs.

Dans la vie ordinaire, dit M. Amélineau, L'Égyptien ne pouvait traverser le Nil sans réciter la formule qui Le gardait du crocodile,

ni marcher dans Les champs sans être muni dos paroles qui le défendaient contre Le serpent. S'il bâtissait une maison, il commençait par asperger du sang d'un bouc la terre sur laquelle il

allait construire; les premières pelletées de terre qu'il retirait, pour poser les fondations, étaient destinées à garnir le pied d'un arbre qu'on plantait en même temps.

De très bonne heure les Chaldéens s'adonnèrent à l'étude des entrailles* : ainsi faisait Xabuchodonosor, rapporte le prophète Ézéchiel. La superstition croyait voir partout des signes révélateurs tires, soit de la disposition, soit de la couleur des viscères.

D'après un fragment d'un écrit chaldéen2 : « Des empreintes constatées à droite dans les intestins d'un âne, par exemple, signifiaient : Inondation. — Des fissures à gauche de l'intestin de l'âne : discorde. — Intestins à droite, tordus et bleuâtres : pleurs. — Tordus à gauche : bonheur. — Intestin de couleur noire : éclipse... »

Une tablette chaldéenne est consacrée aux présages par les chiens. On y étudie les agissements de l'animal selon sa couleur : <( Si un chien jaune entre dans un palais : destruction. — S'il est rouge : dévastation. — S'il va se coucher sur le trône : incendie, — Si un chien blanc entre dans un temple, le temple demeurera; au contraire, il ne sera point stable au cas où la bête serait noire. — L'animal est-il de couleur grise ou jaune? l'édifice sera attaqué. — Est-il rouge? les dieux déserteront la demeure. — Enfin, si une jument donnait le jour à un chien, ce serait l'annonce d'une famine terrible.

C'eût été, en ellét, un prodige sans pareil.

Le vol, le chant des oiseaux, leurs migrations, avaient, en Chaldée, une valeur prophétique : aussi les prêtres, les savants de l'époque, observaient-ils leurs mœurs avec grand soin pour en tirer des indices.

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