‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 185 sur 285 · Congr. Scient, cath · texte numérisé non relu

Congr. Scient, cath

\ JUÊTE BX7B - CITIONS. 261

Malgré Les missionnaires, L'usage survécu! . Les habitants étanl persuadés que l'espril de ces animaux combattait les influences des gnomes ei des géants. La tradition était qu'à certains jours, on pouvait rencontrer avanl L'aube, soit L'agneau, soit le cheval, marchanl sur trois jambes, deux devant et une seule derrière.

Quand Les Finnois ont tué un ours, ils implorent le pardon de m l'animal au pied de miel », comme ils rappellent : « 0 Ot-so! ne sois pas courroucé contre nous! C'est par ta volonté que tu es mort , n'est-ce pas? »

Ou encore le Finnois s'excuse en ces termes : « Bel Ot-so! mon gracieux pied de miel , ce n'est point moi qui t'ai couché à terre; c'est toi qui as trébuché. » Sur la cote ouest de l'Irlande, c'est le phoque qui inspire des sentiments analogues.

En Australie on trouve expédient de dire que l'ours, frappé de mort par un homme, se survit quand même; et grâce à cette fiction, on peut le chasser et l'abattre sans remords l.

Les Peaux-Rouges de l'Amérique du Nord racontent aussi que <( l'ours ne meurt pas ». Sa grande longévité est peut-être la cause de cette fable.

Les anciens Australiens entouraient d'admiration les oiseaux, en général, et surtout la corneille et l'aigle. Ces animaux, pensaient-ils, ayant été créés avant l'homme, doivent avoir une nature supérieure à la sienne.

En général, un Australien ne mange « V animal qui est son coutin} c'est-à-dire le protecteur de sa lignée », que si une nécessité pressante l'y contraint2. Pour ces insulaires, le chien sauvage a le don de la parole : quiconque écouterait sa voix, risquerait d'être transformé en pierre à l'instant; et ils montrent des rocs qu'ils disent être des hommes pétrifiés".

Les Siamois ajoutent foi à une foule de contes tirés des livres des Brahmanes : ils croient aux sirènes, aux ogres, aux géants, aux nymphes des bois, aux fantômes, aux revenants, et à plusieurs animaux monstrueux parmi lesquels : les naghas ou serpents, qui vomissent des flammes; les liera et les mangkon ou dragons,

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