Axinê, hache, en grec
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un tronc d'arbre une hache, que Le poids de son long manche, formant levier, dégageai! peu à peu de La fissure : on prononçai! successivement le nom des individus suspectés, et celui qu'on appelait au moment où la hache tombait à terre, était déclaré coupable '.
Il est effrayant de penser que des gens <»nt pu être condamnés sur de pareils témoignages!
Croirait-on que Jean-Jacques Rousseau, dans Le trouble de sa conscience, recourut un jour à une «''preuve analogue! Voulant savoir s'il serait parmi les élus, il visa le cœur d'un arbre avec la laine de son couteau ouvert, imaginant au préalable avec le ciel un pacte qui devait lui révéler sa destinée. Le couteau se comporta au mieux des intérêts du philosophe qui, dès ce jour, ne douta plus de sa félicité future.
On recherchait également les criminels par le moyen des oignons Crommyomancie). La veille de Noël, on déposait sur un autel un certain nombre de bulbes, portant le nom des inculpés, et l'oignon qui germait le premier était censé révéler le coupable. Cette sorte de divination était aussi employée pour aider dans le choix d'un époux.
Les consultations par les fèves étaient journalières chez les Grecs.
L'épreuve consistait à jeter à terre une poignée de fèves et ;l interpréter la manière dont elles se groupaient ou se dispersaient sur le sol ; ou encore à retirer d'un vase des fèves blanches et noires : la dernière qui restait au fond équivalait à oui ou à non, selon sa couleur.
D'ailleurs, la fève jaune a un rôle mystique dans les rituels grecs ou romains, examinée, tantôt entière, tantôt broyée sous le pilon. L'aleuromancie"2 ou science des farines, poursuivait même ses recherches dans les accidents de la cuisson du pain : déformations ou boursouflures.
Ici un rapprochement est à faire : la divination par la farine de fève a, dans nos campagnes, donné L'idée de scruter l'avenir
1. P. de l'Ancre, Incrédulité et mucréance, 1622, Paris. — V. aussi Bodin : La Dem.
2. En grec. Aleuron, farine; manteia, divination. — A'. Denya d'Halicarnasse et autre?
par le marc de café. C'est la plus impudente, peut-être, des mystifications. Qu'on en juge par cette recette : « Prenez une cafetière contenant du marc très épais; laissez reposer au moins une heure; jetez sur le marc autant de verres d'eau qu'il y a d'onces de café, et mettez la cafetière sur le feu en remuant le contenu. Puis versez le marc dans une assiette blanche, bien sèche, que vous agitez doucement dans tous les sens, et que vous videz ensuite, de sorte qu'il ne reste, adhérant à l'assiette, que les particules du café moulu... » La disposition des grains formant des triangles ou des carrés, des croix ou des couronnes, des plantes ou des lettres, révélera les choses les plus cachées, au dire de ces audacieux charlatans.
Les Siamois ont une fête1 où figure la noix de coco. C'est pour eux une espèce de consécration, correspondant aux événements notables de leur vie : par exemple, à l'époque de raser le toupet, avant d'être admis talopoin, lors d'un mariage, au couronnement du roi et de la reine, etc.. Pour procéder à cette cérémonie, on élève un échafaudage de planches ou de bambous en forme d'autel, à sept degrés, et on le tapisse de feuilles fraîches de bananier. Sur chacun des degrés, on dispose des figures d'animaux en terre ou en carton, grossièrement travaillées; à côté, on met des gâteaux, du riz, des œufs et des fruits. Dans la partie supérieure, qui est ornée de guirlandes et de fleurs, on place une grande coupe d'argent avec un coco tendre. Quand le moment est arrivé, on tire trois coups de fusil pour donner le signal : on allume des lumières avec du feu obtenu au moyen d'un verre ardent... On descend le coco, on en fait boire le lait au candidat avec un œuf cuit dur, tandis qu'un des assistants lui offre une petite coupe contenant six « salûng ». En ce moment, on bat la cymbale, on joue des instruments, et la cérémonie est terminée2.
On devine que, de leur côté, les non-civilisés ne manquent pas de trouver, dans le règne végétal, l'occasion d'imaginations des plus fantastiques.
Ainsi, pourquoi à Mangaia le cocotier passe-t-il pour être