En
la peine, nous allons toujours prier sur les tombes de nos parents, car leurs âmes sont puissantes. »
La superstition concernant les amas de pierres n'est donc qu'apparente, et une fois de plus, nous avons ici la preuve que le Hottentot lui-môme croit à une âme immortelle et agissante.
N'oublions pas la fameuse pierre philosophale l qui devait fournir aux mortels richesses et bonheur, et dont la recherche passionna les esprits du moyen âge.
Pendant plusieurs siècles, la possibilité de fabriquer de ï or grâce à la pierre philosophale fut admise, aussi bien par les Universités que par les Princes ; et ceux-ci voyaient avec quelque faveur des individus qui prétendaient pouvoir procurer des trésors extraordinaires à l'État par la transmutation des métaux.
De la part des alchimistes, y eut-il crédulité ou supercherie? Ici, une explication est nécessaire. Ce qui est exact, c'est que certaines pièces de monnaie du temps portent, en exergue, qu'elles sont le résultat d'une merveilleuse transmutation de métaux vulgaires, en or précieux : le cas se présente pour des ducats frappés en 1647 par Harbach, alchimiste du roi Christian IV de Danemark. Sur de semblables pièces, du temps de l'empereur Léopold II, à la date de 1675, on lit la déclaration dont nous donnons la traduction fidèle : « Par la vertu de lavpoudre de Wenzel Seyler, étant de Xétain, j'ai été transformé en or2. »
On lit aussi sur une pièce suédoise à l'effigie de Charles XII, que c'est par la puissance de l'alchimie de Paijkull que au plomb est devenu de l'or : « Hoc aurum arte chemica conflavit Paijkull, 1706. »
La pierre philosophale, longtemps confondue avec « le grand élixir ou grande panacée », avait encore bien d'autres vertus, disait-on. « D'un méchant elle faisait un homme de bien, inspirait charité, bonté, esprit, sagesse, foi en Dieu, et — doctrine singulièrement hétérodoxe — extirpait même les péchés! »
On se méprendrait si l'on prenait l'alchimie pour une simple