Lévit., XTX, 2G. — Deutér. xvni
De quelque nom qu'on les désigne, les êtres fantastiques, imaginés par les hommes comme jouissant d'une puissance surhunaine, exclusive de Dieu, rentrent dans les catégories dont t'occupe ce chapitre : qu'il s'agisse du démon, dos démons, ou seulement de bonnes fées ou de lutins rageurs.
Nous disons : le démon ou les démons; et nous soulignons 'alternative avec insistance, car lorsqu'il s'agit de l'antiquité païenne ou des religions des non-civilisés, on peut croire que louvent il y a la plus qu'une nuance. Ainsi le mot daimôn st employé par Euripide, Eschyle, Pausanias, dans le sens d'un léfunt quelconque; el Cicéron confirme tout à fait cette interprétation en disant : « Ceux que les (Irecs nomment démons, îous, nous les appelons Lares. »
Et quant à ce qui concerne les démons, considérés comme ninemis de l'homme dans le paganisme ancien ou moderne, ils ne <ont peut-être point nécessairement et toujours le démon, c'esti-dire l'ennemi de Dieu, selon l'expression des théologiens.
Une d'erreurs ethnographiques, et surtout que de théories rouhlantes nées de cette si facile confusion!
Une tablette cunéiforme provenant de la bibliothèque d'Assur- 3ani-pal1, document d'une incomparable valeur, nous met au Murant des doctrines magiques de la Chaldée et des formules Usitées, notamment contre les maladies causées par les mauvais ?sprits2. On est parvenu à déchiffrer le cérémonial qui devait accompagner l'incantation adressée au démon Mal-de-tête.
« L'enchanteur cueillera une plante dans un endroit désert. — [1 l'enveloppera de son turban au moment du coucher du soleil. — Le lendemain au point du jour, il jettera cette plante sur le naïade, dont la tète aura été entourée de laine. — Puis il prononcera une formule qui se terminera ainsi : Kappelle-toi le serment du ciel! rappelle-toi le serment de la terre! » Or, pas plus que le Génie familier de Socrate3, le démon « Mal-