G8-62G av. J.-C
document a été publié en 186 G par M. Rawlinson, qui a pu reconstituer 28 incantations.
3. Connu ordinairement sous le nom de « démon de Socrate ». Déjà Hésiode appelait iémons des intermédiaires supposés entre l'homme et la Divinité; Platon en imagine un. ieatiné à être le protecteur de chaque homme durant l'existence.
de-tête » ne semble pouvoir être pris pour la puissance satanique, telle qu'on l'entend dans le langage chrétien, bien que la « recette enchanteresse » se rattache à un rite magique.
Cette conjuration, vise une grave maladie, faisant enfler la peau de la tête en forme de cône. M. Lenormant voit là un érysipèle endémique, fléau régional des marais du bas Euphrate, rappelant les déformations monstrueuses de l'affection connue sous le nom d'éléphantiasis. La vertu préservatrice est censée résider dans l'incantation que le conjurateur prononce contre le mauvais génie.
A côté des esprits des maladies, il en est d'autres néfastes également. Cela résulte des qualifications mêmes par lesquelles on les désigne : « Porteurs de troubles — ennemis du dieu Ea agents d'inimitié qui se glissent comme des serpents — les sept abominations du ciel — les sept maskins souterrains, vermine sans postérité... » Dans les documents magiques, le nombre sept joue partout un rôle exceptionnel.
Non seulement le Chaldéen croyait aux possessions de tout l'être, mais les maladies locales étaient dites le siège d'autant de démons distincts : Yidpa1 agit sur la tête; Youtouq sur le front; le alal sur la poitrine; le gigim sur les intestins ; le tétai sur la main...
D'après le rituel, la magie sacrée, révélation des dieux, est plus forte que les forces démoniaques ; et, grâce aux chants des prêtres, le génie mauvais est forcé de se retirer devant le bon, qui reprend son rôle protecteur près de la victime, et la délivre enfin.
Selon la doctrine de cet écrit babylonien, toute infirmité ou maladie est considérée comme une possession. Néanmoins, tantôt le mal est imputable au patient, tantôt on le subit sans l'avoir provoqué, le rituel admettant que l'homme peut pécher sans le vouloir, et même sans le savoir : « L'interdiction de mon dieu, dit le texte, sans le savoir je l'ai transgressée! Le péché que j'ai commis, je ne le connais pas2! »
C'est que, parmi les fautes involontaires, une des plus redou-
1. M. Lenormant croit que le mantor et le idpe seraient la peste et la fièvre.