Rituel babylon., M. A. Loisy
rÊTB bub ; es buperstitions. 287
tées (lins ses conséquences était de prononcer, fût-ce de bonne foi, des paroles qui avaienl une vertu magique.
El cette terreur apparaît dans le rituel avec une intensité incroyable, On oe pense point à aimer la divinité, on La redoute, on en a peur, on tremble à La seule pensée de commettre des forfaits dont on n'aurait même point conscience... Telles sont les angoisses dont, sur les bords de l'Eupbrate, souffraient, il y a vingt-six siècles, ceux qui ignoraient Le précepte : « Tu aimeras Le Seigneur ton Dieu.
Outre les incantations, les Chaldéens, et plus tard les Assyriens, tirent grand usage de talismans préservatifs des démons, « barrières qu'on n'enlève pas et qui arrêtent le maléfice ».
Ces talismans étaient des bandes d'étoffes écrites, que l'on attachait aux meubles ou que l'on portait sur soi; ou encore des amulettes en pierre dure. Voici une des formules inscrites : « Une le génie favorable, le démon favorable, le bon colosse, fasse sortir le démon mauvais, la peste maligne! Incantation du Dieu puissant, puissant, puissant. »
On employait aussi des figures ou statuettes.
Etait-ce pour les adorer? « Le Chaldéen, écrit M. P. Lenormant, se représentait les démons sous des traits tellement hideux, qu'il croyait que la vue de leur propre image suffisait à les mettre en fuite, épouvantés. »
Enfin ce qu'on redoutait le plus, c'était Y imprécation, qui attirait sur les mortels tous les maux des puissances divines ou ténébreuses. Seule l'intelligence divine qui pénètre l'univers, Ea,
le maître des secrets éternels », était capable de relever celui qui était tombé sous le poids terrible de la grande imprécation. En toute aventure, donc, le malheur de l'homme, si grand qu'il lut, était réparable, et le Bien pouvait triompher du Mal.
Comme enChaldée, le rôle du médecin égyptien consistait, non en prescriptions et remèdes, mais en formules incantatoires pour é\incer l'esprit malfaisant installé dans le malade.
L'Égyptien Psarou est souffrant, rapporte un auteur1 : on appelle l'exorciste qui arrive, ,-issisté de deux serviteurs, portant