‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 204 sur 285 · J ■ — Jj/iphenes — Gebare — GedacOj etc · texte numérisé non relu

J ■ — Jj/iphenes — Gebare — GedacOj etc

Pour guérir un animal, les paysans plaçaient sur le dos de la bête un enfant ri ayant pas encore reçu le baptême : une ordonnance royale de 16i5 interdit cette pratique usuelle.

Quand on se proposait de se venger, le succès était assuré, pensait-on, si l'on parvenait, à force de ruse, à faire baptiser une poupée de cire : on passait pour devenir le maitre de la personne même, comme on l'était du fantoche qui la figurait.

Le fait pourrait être mis en doute, si l'on n'avait des preuves formelles, telles que les suivantes : une ordonnance de 1554 contient des dispositions minutieuses relatives à ce sacrilège; et dans plusieurs procès de sorcières portant les dates de 1588, 1597...;, on voit que diverses poupées, prises sans doute pour des enfants endormis, ont été baptisées, par surprise.

Il faut admettre que la fraude se renouvelait assez souvent, puisqu'un Synode décida que les enfants présentés au baptême, ne devraient point être complètement couverts , afin d'éviter le scandale de ces veneficia.

Le nombre des êtres imaginaires qui ont préoccupé les habitants de la Scandinavie, est considérable.

Les Walkyries, déesses fabuleuses des batailles, parcouraient les airs revêtues d'armures étincelantes, dirigeant les combats d'après les ordres d'Odin, et répartissant, au nom du Destin, les chances de mort entre les combattants. Elles assistaient les héros mourants, et les conduisaient boire au Walhalla la coupe glorieuse de l'immortalité... Ce sont elles qui étaient chargées de « tisser les vêtements de la mort; et le fil de leur métier, fabriqué avec des ossements, se composait de fibres humaines des plus ténues, enroulées autour d'une flèche pour navette ».

Les gnomes ou géants étaient réputés s'acharner à détruire les églises, au fur et à mesure que les chrétiens les construisaient, le bruit de la cloche chrétienne les obligeant à déloger de leurs cavernes ou de leurs montagnes.

Il est difficile de dire au juste ce que les Suédois superstitieux désignent sous le nom de troll. Dans son sens littéral, écrit M. le vicomte Ferret-Jay, ce mot signifie « les petits esprits des montagnes, connus aussi sous le nom de skogara ». Ce sont de méchants lutins qui s'amusent la nuit à traire les vaches et à blesser

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les chevaux : on ne peul les éloigner qu'en les Frappant avec un objet quelconque en fer. Cependant un»' gousse d'ail, une parcelle à'assa fœtida, attachée au cou des bestiaux les garantit des attaques du skogara.

Dès qu'une personne est atteinte d'une maladie mal définie, on ne manque pas de supposer que le génie, gardien de la maison, est en cause. Il s'agil d'apaiser le NtSS : alors on jette dans une coupe pleine d'eau un peu de limaille d'une bague de mariage, ou d'une pièce d'argent reçue en héritage; on verse ce mélange par-dessus son épaule gauche, sans regarder autour de soi, et... le malade doil être guéri.

Le niss des Danois est un petit lutin habillé de gris, portant un bonnet pointu et rouge : ses traits sont ceux d'un vieillard orné d'une longue barbe.

En Nouvelle-Poméranie1, la croyance aux démons et aux sorts, au lieu de porter les habitants à implorer l'assistance du Dieu bienfaisant To Kambinana, leur suggère, au contraire, une sorte de culte pour les mauvais génies, ce qui les rend extrêmement déliants, inquiets et malheureux : une crainte continuelle pèse sur toute leur vie2. Ils n'osent presque rien entreprendre, car ils redoutent les sortilèges : ainsi, lorsqu'ils vont dans un village voisin où ils ne comptent ni parents ni amis, jamais ils ne consentiraient à y manger, parce qu'après leur départ on pourrait, disent-ils. ensorceler les restes du repas, ce dont ils mourraient fatalement.

S'ils font un voyage en canot, ils jetteront les épluchures et les restes de leur nourriture, très loin dans la mer, et s'assureront bien que ces débris descendent au fond , car si le flot les allait déposer sur la grève on pourrait aussi s'en servir pour leur jeter des sorts.

Citons encore parmi les êtres merveilleux, les elfes, célèbres en Irlande et en Ecosse, génies réputés capables de soulever les plus lourds rochers « bien que leur taille ne dépasse pas la longueur du pouce d'une jeune lille ». Les légendes de ces pays prétendent qu'ils ravissaient aux mères leurs petits enfants, et

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