Le- temples t'appellent hum/i
te mise en scène rappelle certaines initiations maçonniques. 4. Loe. citât.
chapeau couvert » ; puis un nouveau serment de garder le secret est prêté par les assistants. Quelquefois, pour donner plus de solennité à la promesse, on fait boire à chacun quelques gouttes de sang chaud, tire d'un chevreau qu'on vient d'immoler.
Rien de plus étrange que l'initiation des nouveaux adeptes : le Uoi trace sur le sol un cercle noir, y fait entrer les candidats, et leur touche la tête avec une mince baguette, en vociférant des invocations. A ce moment le postulant se met à danser; et si dans son affolement chorégraphique il sort du rond noir, c'est un signe de mauvais présage. Il doit alors recommencer l'épreuve. Après la réception de l'initié, le roi pose le pied et la main sur le corps du serpent, « et tous se mettent à remuer la partie supérieure du corps, les épaules et la tête comme s'ils étaient disloqués ». Enfin, l'usage des spiritueux aidant, les uns tombent en syncope, tandis que les autres deviennent de véritables fous furieux.
L'auteur précité relate qu'en 1869, il a entendu, à Port-au- Prince, l'archevêque raconter qu'un prêtre français, du district de l'Arcahaye, étant parvenu à se mêler dans la forêt aux cérémonies du Vaudou, acquit la certitude que le sacrifice dit du (( chevreau sans corne » , était une immolation humaine : « La foule s'ouvrit et laissa voir un enfant assis, les pieds liés : la victime fut enlevée par une corde passée dans une poulie, et un sacrificateur s'approcha d'elle un couteau à la main... Le lendemain on retrouvait le crâne de l'enfant parmi les débris de la fête ».
M. Mariano Avarez 1 dit aussi que le culte du Vaudou admet le cannibalisme . D'après son rapport sur un procès criminel auquel il assista à Bizoton, près Port-au-Prince, les sectateurs du Vaudou avaient, non seulement immolé, mais mangé une petite fille de 6 ans nommée Clairine, livrée par sa propre tante comme holocauste. Quatre hommes et quatre femmes, convaincus de ce meurtre horrible, furent passés par les armes'2.
Le procès retentissant qui eut lieu en celte circonstance ne laisse aucun doute sur la véracité du fait.