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1. Les • kux du Styx payaient pour tout anéantir, mCuie les métaux, •j. R are de-; Rutules. que tua Enée.
HISTOIBS DK.S CROYANCES. — I. 21
qu'Agamemnon parle de son respect pour Briséis, il lève la main au ciel et prononce ces paroles : « J'atteste aujourd'hui Zeus le maître des Dieux! j'atteste la terre, le soleil et les Furies, qui dans les Enfers punissent les hommes parjures, que jamais je ne porterai la main sur Briséis1 ! »
De môme encore dans Ylliade, lorsque le sort désigne Paris pour terminer la guerre par un coinhat singulier avec Mériélas, Homère fait tenir à l'un de ses héros le langage suivant : « Zeus, ô père! toi qui règnes sur l'Ida, Dieu plein de grandeur et de gloire! Soleil qui vois tout, fleuves, terre, et vous, Divinités des Enfers, qui punissez le mensonge, soyez nos témoins : maintenez la foi des serments 2 ! »
Quant aux citoyens grecs, ils prêtaient aussi serment par Zeus, le plus puissant des dieux : quelquefois ils s'adressaient à une môme divinité invoquée sous diverses qualifications, ou encore à tout un cortège de dieux et déesses. Dans une inscription trouvée en Crète, on lit cette déclaration : « Je prends à témoin Hcstia, Zeus phratrien, Zeus dictéen, Héra, Athénè oleria, Athénè poliade, Athénè salmonienne, Apollon, Léto, Artémis, les Nymphes, les Coryhantes, et tous les Dieux et toutes les Déesses »
Les Athéniens juraient volontiers par Minerve, leur déesse tutélaire, et les Lacédémoniens par Castor et Pollux.
Dans les Trachiniennes, tragédie de Sophocle, Hercule fait jurer à Hillus de brûler son corps, et ajoute : « Lie-toi par des peines, si tu violes ta promesse. »
On a soutenu que Platon était hostile au serment.
C'est une erreur : l'illustre disciple de Socrate se contente de signaler comment cette attestation devrait être réglementée. Ce qu'il blâme, c'est le système de Rhadamante, c'est-à-dire cette justice sommaire dépendant uniquement de la bonne foi <]es parties en cause, à qui on déférait le serment comme moyen expéditif de terminer le litige.
Le philosophe grec a mille fois raison! Est-il prudent de de-