‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 227 sur 285 · Cicer. Ia offic, III · texte numérisé non relu

Cicer. Ia offic, III

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(Virgile, En., VI.)

mettait obéissance aux lois, se vouant, lui et sa maison, à la colère du ciel s'il manquait à la foi donnée ». Quand les consuls quittaient le pouvoir ils se présentaient au Forum, montaient sur la célèbre tribune appelée rostres1, et là, affirmaient sous serment « n'avoir, durant leurs fonctions, commis aucun acte illégal, ni fraude quelconque ».

Il y avait aussi le serment de gladiateur pour ceux qui, n'étant pas esclaves, se livraient à ce métier périlleux.

Tel était l'intérêt qui s'attachait à ces jeux populaires, que des gladiateurs fameux, lanistœ. ouvraient des écoles où ils recueillaient et préparaient des jeunes gens habiles et vigoureux; puis quand le candidat était formé, grâce à la théorie et à la pratique de ces rudes exercices, il prêtait alors serment au laniste à qui il se louait, « acceptant de souffrir le fer, le feu, la chaîne, les coups et la mort même, plutôt que de déserter l'arène au jour du combat ».

Les plus grands ennemis de la Rome naissante, soumis euxmêmes bientôt à sa domination, les Gaulois, comptaient le serment au nombre de leurs institutions. Les peuplades disséminées sur le vaste territoire de la Gaule, professaient sur la divinité des idées relativement pures et élevées : le Gaulois, en effet, ne reconnaissait qu'un seul Dieu dont l'ingénieux emblème était le cercle, qui n'a ni commencement ni fin.

Le serment de nos pères était fait sous l'invocation du dieu supérieur; mais comme aucune image ne devait, à peine de profanation, représenter la divinité sous des traits humains, le guerrier jurait sur ses armes*; cet usage se retrouve aussi chez les Barbares qui ont envahi l'empire romain : tel passage de la loi ripuaire l'atteste.

Une personne était-elle accusée d'un crime? Elle se présentait escortée de co-jurcurs, tirait son épée, et, sur elle, affirmait son innocence : cet exemple était suivi par les compagnons qui l'assistaient.

On savait depuis longtemps que, lors de leur investiture ou à

1. C'était une sorte de socle en pierre, haut de deux mètres environ, orné de proues de navires à sa base : de là son nom de rostra.

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