Somme rurale, Boutillier, p
CÉRÉMONIAL M' SERMEN r.
La \ ieille Locution étail : « mettre à serment », ou encore « sermenter ■• : et celui qui y était soumis devait acquitter un droit appelé sacr amen t âge.
Dans la vie militaire, qui fui la grande passion de la France d'autrefois, un pareil acte, on le comprend sans peine devait avoir une importance considérable. Un édit du 24 juillet L534*1, pour la levée des troupes, rappelle que les légionnaires jureront :
de l>i<ni servir le roj en tous lieux; d'avertir le seigneur de toutes choses venant à leur cognaissance concernans son bien, son honneur, son profit ou dommage ». Et le devoir subsistera pour les combattants, aussi bien « clans les monstres2 que dans les batailles ».
Par ces expressions « faire l'hommage de bouche et de main, ou être homme de bouche et de main », les Coutumes indiquaient le Serment féodal de fidélité, dont était tenu le vassal envers le seigneur. Faire hommage, explique Boulillier en la Somme rurale, «• < st porter, promettre et jurer foy et loyauté à son seigneur, envers et contre tous, en choses droiturières (justes) et ssaires, »
D'après le cérémonial, « le vassal se mettait au net, àsçavoir rabattait son chaperon; et en pur corps, à sçavoir sans manteau ni couteau, et joignant les mains les mestait es mains de son seigneur. Et le seigneur étant séant, en personne, promettait de son côté foy et loyauté; et, en signe, baisait son homme sur la bouche !. »
h<- même qu'il existait des fiefs liges et des liefs simples, il y avait aussi des serments spéciaux correspondants. Pour les fiefs simples, le serment était appelé corporel : « Vous promettez par la foy et le serment de votre corps, que bien et loyaument payerez ses devoirs (son dû) au seigneur de..., et que par votre aveu, ne autrement, ne rognerez son fief... »
Pour les fiefs liges, le vassal jurait par la foi et le serment de son corps, à Dieu, sur les saints Évangiles ».