‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 26 sur 285 · Idz m · texte numérisé non relu

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LA CROYAN< !'. Al* GRAND ESPRIT.

D.ula, déesse des végétaux, a pour emblème uue calebasse ornée de cauris blancs, ou encore une boule d'indigo. — Oké, le Dieu des montagnes, es1 représenté par une pierre. — Ogun, le Vulcain aègre, par un morceau de fer1. — Le Dieu du mariage, Ban go, a pour attribut la noix de palme.: c'est peutêtre leur [leur d'oranger... — Une poule représente le mauvais génie Chougoudou, etc.

.Nous pourrions multiplier les exemples; mais ce qui précède suffit à justifier cette appréciation, à savoir que, si au regard de grossiers sectateurs incapables de dégager nettement une abstraction du signe qui l'évoque), les moustiques, les volatiles, le fer, la pierre, les calebasses, les escargots et les caïmans semblent vénérés, c'est qu'eu réalité ce sont autant d'emblèmes rappelant tel ou tel Esprit, bien que leur étrangeté provoque d'abord le sourire des hommes superficiels.

Il y a mieux. Chaque fois qu'on s'est livré avec quelque soin à des recherches patientes, on a trouvé le nom même de la divinité de rang supérieur.

Si nous dressons ce catalogue d'une façon suffisante pour déterminer la conviction, nous aurons établi par là même que, loin d'être athées, ces hommes montrent une vraie propension au monothéisme.

Quand les missionnaires d'Alger arrivèrent dans l'Afrique équatoriale, au lac Victoria-Nyanza, et au delà, ils se trouvèrent ru présence de sauvages n'ayant jamais eu aucun contact avec les Européens. Or, dans une lettre2 du Père Livinhac, supérieur de la .Mission «lu lac Nyanza, à l'archevêque d'Alger, on voit que les sauvages employaient le mot Mongou pour désigner Dieu, en kisahoueli, et qu'ils avaient en outre une foule de superstitions, impliquant la croyance à un monde surnaturel.

nui. Ton peut citer le nom du Grand Esprit, dont, il y a peu d'années encore, on mettait en doute la croyance chez certains peuples : pour les Cafres, par exemple, il s'appelle Ounkoulou;

.-[ les noirs jurent par Ogun. en embrassant le fer de leur sabre. e écrite de Kadouma le 2 juin I I aOTAKOES. — I.

:;i HISTOIRE DES CROYANCES, MŒURS, COUTUMES.

pour les Hcréros, Moukourou (l'Esprit); pour les Bechuanas ou Betchouanas, Mo-Limo (le Très-Haut), qui gouverne des esprits de second ordre : les Ba-Limos (les haut élevés). La principale fonction du dieu est de faire pleuvoir : aussi est-il figuré tenant sur sa poitrine un vase plein d'eau qu'il épanche sur l'humanité l .

Le long de la Côte des Esclaves, le Dieu généreux est Mao//, : on lui oppose le Wodou fétiche, entité nuisible-.

Chez les Gallas et les Imomattas, à l'est du Soudan, le Dieu suprême est Woka (le ciel) ; un peu plus loin, Loubari ou Dendid; le long de la Côte d'Or, Jonkmâ; chez les Aquapins, Jankkoupong ;à Fernando-Po, Roupi; chez les Yoroubas, Oloron. Le Dieu céleste vénéré par les Zoulous est Ounkouloukoulou (le Grand- Grand).

Le Grand Esprit des Hottentots est Tsui-Koab ou Heitsi-Eibib; chez les Namaquas on l'appelle aussi le Capitaine ou le Chef- Esprits.

Au Zanguebar, chez les Wa-Pokomo, au-dessus de Y ombre des êtres qui est réputée jouir d'une existence indépendante, plane le culte du Grand-Ngadzi : entouré d'une vénération craintive, il passe pour ne communiquer avec ses initiés que grâce aux sons d'une fit) te sacrée7*.

La croyance que les Esprits parlent avec une voix fîûtée, est partagée par presque tous les non-civilisés.

Dans une relation sur le Zanguebar, un missionnaire rapporte ceci : « Ayant remarqué que les sauvages ne portaient pas d'amulettes, nous leur en fîmes l'observation en leur demandant s'ils n'offraient pas de sacrifices à leur divinité : — « Des sacri- « iices? répondit un sauvage, oui! nous en offrons à Waka « (Dieu). Je tue un buffle par exemple... Eh bien, je prends un « morceau, le meilleur; j'en brûle une partie pour Waka; je « mange l'autre et la donne à manger à mes enfants. Voilà mon « sacrifice!... Je recueille du miel, j'en jette une partie dans la

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