Querry, Dr. miisulman, II, 175 et suiv
2. Assimilant le serment à, un acte civil, la législation en abandonne la validité à certaines permissions : le fils ne peut jurer sans y être autorisé par son père, ni l'épouse sans le consentement du mari.
sorber de la farine et du pain (n° 45) : cela s'explique moins... Mais il y a mieux! quiconque promet par vœu de ne pas manger d'un animal, peut toutefois en mange?" la queue. — S'il s'est iuterdit la graisse, il lui est permis de manger seulement la graisse du dos (n° 41). — S'il s'est imposé de s'abstenir de tête d'animal, il respectera néanmoins son vœu, en se faisant servir de petites têtes telles que celles « d'oiseaux, de poissons, ou de sauterelles » (n° 39) : celles qui, en pareil cas, ne doivent point paraître sur la table sont celles de bœuf, de mouton et de chameau. — Le musulman est-il autorisé à manger des dattes à demi mûres, quand il a promis de ne pas faire usage de dattes, sans préciser davantage?... Ce point est contesté (n° 49). — Enfin si l'on a juré de ne pas boire l'eau de tel vase déterminé, on ne sera coupable « que si on le vide entièrement ».
Le tout, on le voit, est de choisir l'amphore assez grande...
Mais si l'engagement portait sur l'eau d'un puits, « il serait violé par la première goutte d'eau absorbée », le puits étant réputé source inépuisable1.
Revenons aux modifications possibles en matière de serment, grave question d'où dépend en grande partie l'ordre public et la sécurité des justiciables.
Ceux qui croient éviter toute complication, unifier et harmoniser l'œuvre de la justice en permettant au prestataire d'opter entre un vrai serment et une déclaration simple, se trompent : l'expérience tentée dans divers pays depuis 1870 nous instruira à cet égard.
En effet, les législations étrangères 2 qui ont cru devoir modifier cette institution séculaire, en sont toutes arrivées, plus ou moins, aux graves résultats suivants :
1° Elles créent, devant la Justice, deux sortes de jurés et aussi deux catégories de déclarations d'inégale valeur, puisque le croyant, lui, outre sa parole humaine, offre une sorte de caution