CHAPITRE III
P VKTIfXLARITI S SUB LE VOEU KT SUR LE RLASPIIKME.
] i • serment pieux ■>. — Les vœux dons l'histoire : paganisme et christianisme.
— Vœux militaires: Ordres des Templiers, de la Toison d'or, de la Jarretière... — Vœux chevaleresques sur le paon et le faisan. — Contrat de mariage mystique en 1680. — Formules d'épousailles divines : texte d'après L'abbé Thiers. — Un procès en n-i',: vœu d'association avec Pieu. — Les vœux solennels avant la Révolution : sanction de l'État.
— Les ateliers du roi et les moines fugitifs. — Les vœux monastiques et les Décrets du SO mars : un faux texte. — Vœux simples et liberté individuelle. = Le blasphème : pénalités qu'il provoquait jadis. — Formules déguisées: téte-bleu, corbleu, sang-bleu...
— La marque du fer chaud au front; la langue percée au fer rouge. — Bref de Clément IV contre la cruauté des mutilations. — Le « vilain serment » puni par Philippe de Valois (1347). — Le jet de boue sur le coupable. — Louis XII, François Ier, et les blasphémateurs. — comment, sous Louis Mil. on punissait le 7e blasphème. — Réponse aux critiques dirigées contre la Providence...
I. Le vœu, le plus solennel des serments, écrit un théologien, appartient au domaine religieux, au « for ecclésiastique » comme on disait jadis, car c'est Dieu qui en est le motif; mais il relève aussi de la morale individuelle, car c'est l'homme qui en est l'auteur. On le définit théologiquement : une promesse délibérée faite à Dieu, en vue d'un plus grand bien.
Prenez l'histoire sacrée ou profane, vous trouverez un vœu au commencement de toutes les grandes entreprises en quelque sorte. Chez les Juifs, l'usage était d'en prononcer en cas de danger, ou pour appeler la protection du ciel.
D'après le livre des Nombres1, les filles, les esclaves, les femmes, c'est-à-dire toutes les personnes que la loi ne considérait pas comme indépendantes, ne pouvaient faire de vœu sans l'assistance du père, du maître, ou de l'époux. De plus, il n'était valable que lorsqu'il avait été prononcé à haute voix : il ne fallait pas qu'une pensée, qu'un simple projet, pût être confondu avec un vœu véritable.