‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 270 sur 285 · Yrt, tsekavffoiion^ cole, vieux mots synonymes de ci · texte numérisé non relu

Yrt, tsekavffoiion^ cole, vieux mots synonymes de ci

la créature tresbuche de gréant cœur1 », comme on disait au xvic siècle, et non des simples jurons que profère par habitude le charretier brutal et grossier, qui souvent même n'y attache aucun sens. Si violent, si blâmable, que soit le propos, il ne constitue pas, à proprement parler, un blasphème véritable, quand il n'y a pas intention délibérée2.

Dans les anciennes Législations, le blasphème était considéré comme méritant les plus grands châtiments : il était assimilé à un crime capital. Sans doute, selon les époques, la répression fut plus ou moins rigoureuse; mais pour nos pères, il semblait inadmissible que, parmi tous les outrages, ceux s'adressant à Dieu fussent les seuls à l'abri des sévérités de la justice humaine.

Le blasphème chez les Hébreux était puni de la lapidation; encore est-il communément admis qu'à l'origine, pour encourir ce châtiment, la parole injurieuse devait être accompagnée « du nom ineffable de Jéhovah ». Le coupable était conduit hors de la ville, et avant qu'il ne fût lapidé par tout le peuple assemblé, ceux qui l'avaient entendu « maudire Dieu » (qillêl) selon le terme employé par le Lévitique, venaient successivement poser leur main sur sa tête. Témoins de sa faute, ils la certifiaient ainsi, et l'en chargeaient devant le ciel. La peine atteignait non seulement les serviteurs de Dieu, mais même l'étranger blasphémateur 3.

Dieu étant « le roi d'Israël », on voyait là un crime d'État.

Si les Hébreux déchiraient leurs vêtements quand ils entendaient des paroles blasphématoires, c'est que de pareils scandales étaient réputés « une cause de deuil ». Ainsi fit Caïphe, quand il voulut faire croire que le Christ blasphémait devant lui.

A Rome, celui qui s'était rendu coupable de ce crime tombait sous la hache du licteur. Suivant Justinien, l'insulte à Dieu entraînait la peine de mort4.

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