‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 271 sur 285 · PARTICULARITÉS SUR LE VŒU ET SUR LE BLASPHEME · texte numérisé non relu

PARTICULARITÉS SUR LE VŒU ET SUR LE BLASPHEME

Les Capitulaires de Charlemagne édictaient le dernier supplice contre les blasphémateurs et ceux qui les recelaient.

Philippe II, roi de France, avail une telle horreur du blasphème que s'il entendait un soldai jurer, il Le Taisait aussitôl jeter à la rivière, procédé certain, remarque l'un de ses historiographes, d'empêcher de « vilainement parler^ ».

Saint Louis répondait aux musulmans qui lui offraient la liberté , s'il consentait à proférer un serment blasphématoire: « Dieu vous a rendus maîtres de mon corps, niais mou àme est aux mains du Seigneur, et ne pouvez rien sur elle2. » Sous son règne, le coupable devait rire marqué du fer chaud au front; et «Mi cas de récidive, sa lèvre et sa langue étaient percées d'un fer rouge. Ord. de 1254.)

Gertes! le roi Très Chrétien avait les meilleures intentions en agissant ainsi, et il estimait de son devoir de proportionner le châtiment à la grandeur de l'outrage.

.Mais on vit, en cette circonstance, une chose bien digne de remarque!

Le pape Innocent IV, tout en comprenant bien à quelle pensée obéissait le saint roi, intervint pour reprocher, avec douceur, à Louis IX la cruauté des peines frappant les blasphémateurs, d'après la loi du royaume.

Dans l'ardeur de son zèle, le roi persista, quand môme, à faire appliquer les peines les plus dures 3.

Alors, par un bref du 12 juillet 1265, le Pape, plaidant à nouveau l'idée d'humanité au nom même de la charité du Christ, insista plus encore pour déterminer le roi à diminuer les châtiments édictés, et à supprimer, en tout cas, au moins les mutilations quelles qu'elles fussent.

Il y a là un fait mémorable à signaler et à retenir.

Le Pouvoir se montrait moins tolérant, moins indulgent que le chef même de l'Église, bien qu'il s'agit, comme on disait

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