M. RéviJle. focal juiv
Des nœuds placés à des- hauteurs variables et affectant des formes plus ou moins compliquées, étaient autant d'indications pour le lecteur.
Tous les auteurs nous attestent la grande habileté des Péruviens à lire ces quippos. Il existait d'ailleurs un corps spécial de fonctionnaires, des Quippo-camayas, c'est-à-dire archivistes-lecteurs de nœuds colorés.
Un autre mode d'écriture était très en usage parmi eux. Ils se servaient de cailloux, de formes et de couleurs diverses, dont chacun avait sa signification. Ce mode d'écriture parait plus ancien encore que celui des quippos, et plus populaire aussi. Il semble même que la lecture au moyen de cailloux ait été assez répandue chez ces peuples.
C'est ce qu'on peut inférer d'un passage du Père Acosta, un de leurs premiers missionnaires. « Il est curieux, dit-il, de voir des vieillards décrépits apprendre avec un rond de cailloux le Pater noster; avec un autre, Y Ave Maria; avec un troisième, le Credo; et savoir quelle pierre signifie : « Jésus-Christ son Fils unique »; quelle autre : « a souffert sous Ponce Pilate... » Quand ils se trompent, ils se reprennent en regardant leurs lignes de cailloux1. »
Pour en revenir aux Peaux-Rouges, il est indubitable qu'ils prélèvent pour les dieux des offrandes de tabac, déposées sur des tumuli avec des morceaux de daim ou de bison2. Il parait qu'ils aiment à prier au commencement de leurs diverses actions ou de leurs entreprises ; et leur expression proverbiale : « Partir comme un blanc », contient un blâme sévère à l'adresse des nombreux Européens peu dévots, qui négligent tout appel à la protection d'En- Haut.
Outre la danse et la musique, le Peau-Rouge placerait, dit-on, parmi les rites religieux, le bain de sueur : nous nous contenterons de signaler le fait sans oser le garantir autrement.
Le culte du corbeau, dont on trouve des traces vers le Nord, chez les Thlinkeets, a égayé des voyageurs dont la myopie intel-