‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 39 sur 285 · Cresar, Bell. G ail, V · texte numérisé non relu

Cresar, Bell. G ail, V

5. Plutarque, Périclès, ch. xxvi. — Hérodote, Hist, 1. VII, ch. ccxxxiv. — Athénée, Banquet des Savants, p. 225. — Pétrone, Satyricon, p. 105. — Pomponius Mêla, De situ orbi 1. I, ch. XIX.

LA CROYANCE \r GRAND ESPRIT. 55

Le tatouage ué en langue dahoméenne esl infligé aux «Mirants drs qu'ils onl atteint l'âge de huit à dix ans. il y a des gens spéciaux pour cette opération; on les nomme uêgbôto. Us pratiquent les incisions an moyen d'une petite tige de fer do la longueur d'uni4 lame de canif, j>nis couvrent les coupures d'un onguent, composé principalement de suie et d'huile de palmier.

Il existe une grande variété de tatouages, selon la nationalité, lo rang, on la profession. Ce sont surtout les féticheurs et les féticheuses qui en t'ont un fréquent emploi. Les dessins consistent en figures de caïman, de tortue, de lézard. Il est défendu de toucher à ces tatouages, réputés fétiches ou sacrés '.

Le tatouage s'effectue de deux manières principales: par piqùres et par incision ou scarification.

dette dernière, la plus douloureuse, est celle que les naturels de L'Australie ont adoptée. Dans la Nouvelle-Zélande existe en outre une espèce de tatouage, le moko, qui constitue un privilège militaire et sert à enregistrer les exploits sur le visage même de celui qui le porte : cela équivaut à la médaille placée sur la poitrine de nos braves.

Aux il<- Marquises, le tatouage qui envahit le corps tout entier consiste en un assemblage de dessins symétriques, formant comme une magnifique cuirasse damasquinée. Au rapport de Langdorff, on en marque même sur les bras et les jambes, au moyen de lignes qui en accusent l'anatomie.

Aux Carolines, le chef qui procède à l'opération invoque d'abord la divinité eu faveur de la personne qui doit être tatouée : ce n'est qu'à une sorte de sifflement, prétend-il, qu'on reconnaît msentement du dieu. Les indigènes sont persuadés que si on avail l'audace de violer cette loi, la mer submergerait leur ile.

Le voyageur Dumont d'Urville décrit ainsi nu tatouage auquel il assista : « La femme qui opérait avait étendu sur la peau une préparation noire figurant les dessins qu'elle voulait exécuter. Elle se servit ensuite d'un petit instrument composé d'un os d'albatros, ajusté à angle droit sur le bout d'un petit manche de bois, ressemblant à une lancette de vétérinaire. L'os était tran-

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