‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 41 sur 285 · M. Ré ville, loc. cit., II · texte numérisé non relu

M. Ré ville, loc. cit., II

2. Être tabou c'est être marqué du signe pieux. Quand les objets ou les hommes sont déclarés tabous, ils appartiennent au domaine divin. On cite l'exemple d'un roi des îles Sandwich (un habile !) qui, ayant appris la découverte près d'Honolulu d'une montagne renfermant du diamant, la déclara tabou, c'est-à-dire sacrée, pour se réserver le trésor. Au contraire les objets libres et profanes, sont dits noa.

3. Relations d'un voyage chez les Abords, par le R. P. Krick.

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1rs femmes et les hommes à partir de dix-huit ans. Les uns, et c'est le plus grand nombre, ont au milieu du front une croix (le Malle, parfaitement formée, «le couleur noire ou Mené; d'autres ont la croix ordinaire, dont le montant descend le long du ne/. les branches se développanl sur le front.

u Je Les interrogeai souvent sur l'origine et le sens de ces signes, écrit le missionnaire: tous s'accordèrent a. dire que celte crois était signe divin, et qu'il était bon de le porter, car celui qui en est marqué, ajoutaient-ils, est protégé de la divinité... Je pris alors le Christ suspendu à mon cou, et fis comprendre aux indigènes que j'étais, moi, un prêtre de la Croix. »

Au Japon, l'habitude du tatouage est limitée aux classes inférieures, aux coolies. Encore l'influence européenne fait-elle tomber cet usage en désuétude, le gouvernement japonais ayant décidé que tous les sujets de l'empire devront s'habiller désormais.

En Birmanie, on tatoue de deux couleurs : noire et rouge. Le noir est commun à tous; le rouge sert aux figures magiques, destinées à écarter les maladies.

Celui qui se fait tatouer est couché sur un banc, et l'opérateur lui enfonce dans la peau son instrument à trois pointes d'acier préalablement trempées, soit dans la couleur noire (noir de fumée , soit dans la couleur rouge (cinabre). L'épreuve dure plusieurs jours, et le patient a besoin d'une large close d'opium pour en supporter les souffrances.

Un illustre navigateur a fait dans les termes suivants l'apologie du tatouage : « Il donne un grand degré d'expression et d'énergie à la physionomie, et l'étranger s'habitue facilement à cet ornement bizarre. Il met à l'abri des piqûres de moustiques et de l'intempérie des saisons; il diminue singulièrement l'effet de l'outrage que les années font à la Ggure de l'homme ; enfin, mieux que toutes les autres décorations extérieures, il révèle à l'instant la condition et le rang de celui qui le porte1. »

... Malgré ces avantages si précieux, vantés par l'explorateur, !•' tatouage, heureusement! n'a nulle chance d'entrer dans nos mœurs.

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