‹ Histoire des croyances, superstitions, m¶urs, usages et coutumes (seon le plan du dâecalogue) (volume 3)Chapitre 45 sur 285 · Hist. anc, M. Maspéro, p · texte numérisé non relu

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2. Boulaq, ville de Basse-Egypte, où Mariette a créé un musée célèbre.

LA PRIERB BT L'ADORATION DANS L'ANTIQUITÉ. 63

Hommage à toi '. auteur des formes en totalité! Un, qui es seul, et dont les noms sont nombreux, Qui veilles sur les hommes qui reposent, Et qui recherches le bien de tes créatures, Dieu Ammon! qui maintiens toute chose : Hommage à toi !

Od le voit : ce Dieu est un Dieu-Un, caché, créateur, juste, et providence de tous les hommes; un Dieu infini, insaisissable et tout-puissant.

Ce n'est pas seulement La notion d'un dieu , mais celle du vrai Dieu, voilé sous le nom de la divinité païenne.

Kt les superstitions, si nombreuses soient-elles, ne sauraient effacer ce credo égyptien, si formel et si clair.

Sans doute, avant Le Christianisme, les savants de l'Egypte avaient conservé une théorie religieuse élevée1. Mais, tout en trouvant que la philosophie des sages de l'Egypte se rapprochait un peu de la morale du Christ, un savant égyptologue 2 reconnaît que la foi nouvelle avait beaucoup à faire pour bannir l'erreur. « car le peuple d'Egypte restait complètement étranger au progrès des idées religieuses. »

C'est là précisément, dirons-nous à notre tour, le triomphe du Christianisme!

Il est venu éclairer les multitudes, et moraliser la plèbe. La Foi a su réaliser ce que la Philosophie des Sages était dans l'impossibilité d'accomplir.

Oui, quelques hommes d'élite avaient pu, en écoutant la loi innée de Justice, arriver à une moralité relative; peut-être même avaient-ils, dans la suite, emprunté aux Hébreux certaines notions religieuses; mais sans le Rédempteur, les masses populaires étaient destinées à croupir dans l'ignorance et dans la corruption.

1. L'idée n'est vraie qu'au point de vue d'une certaine philosophie; car la perfection chrétienne et les merveilles de la charité sont de- vertus d'efflorescence divine. Les sages

;>te ressemblaient aux sages de la Grèce; et I spectables parmi ces derniers

ne faisaient nul scrupule de donner de^ conseils comme celui-ci : a Débarrassez-vous de ce <,\i\ e.-t gênant : que ce soit un vieux bœuf ou un vieil esclave... »

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