riutarque, De Isid., LXXIV
3. a I. ifapi était une image de l'âme d'Osiris. )> Wilkinson, III, 80.
4. Le chien était honoré partout dans la Haute-Egypte, et surtout â CynopolÎB, la ville d >ns.
lieux, des noms de bélier, de grue, de faucon, de loup1..'. « Osiris, roi de l'éternité, faucon vigoureux! roi des Dieux et des terreurs, toi qui te montres àMendès, sous la forme du bélier 2... » Ainsi s'exprime un hymne de la XXe dynastie.
Suivant en cela la tendance naturelle qui porte à se figurer la divinité se rapprochant du roi de la création, les dieux furent imaginés aussi moitié homme et moitié animal, comme le montre une collection incalculable de peintures, de statues et de manuscrits découverts sur la terre des Pyramides.
« Clément d'Alexandrie, écrit M. Maspero 3, avait raison de tourner en ridicule les animaux sacrés : toutefois il avait tort de les considérer comme étant les dieux de l'Egypte. Les bêtes dont il parle, n'étaient qu'une incarnation d'un dieu, un corps dans lequel l'Égyptien mettait pour ainsi dire une parcelle de la divinité. Ainsi Hor peut être représenté, tantôt comme un homme, tantôt comme un épervier. » De son temps déjà Porphyre avait dit que « sous l'apparence d'animaux, les Égyptiens adoraient le Pouvoir universel, révélé par des formes vivantes4. »
Les crocodiles et les chais étaient, disions-nous, des symboles divins. Hérodote raconte que les deux crocodiles des temples du lac Mœris et de Thèbes étaient si bien apprivoisés, qu'on pouvait les toucher. « Les prêtres, dit-il, leur mettent des bracelets aux pattes de devant et des bijoux aux oreilles. » M. Geoffroy Saint- Hilaire a pu vérifier le fait sur une momie de crocodile, dont les opercules avaient été percés pour y mettre des bijoux. « Ils les nourrissent avec la farine et les viandes des sacrifices, et les soignent à merveille durant leur vie. A leur mort on les embaume, et on leur donne la sépulture dans des cercueils sacrés 5. »
Strabon, qui parcourut l'Egypte plus de quatre siècles après Hérodote, raconte, à son tour, qu'on entretenait dans le lac Mœris un crocodile sacré qui ne faisait point de mal aux prêtres.